Maine-et-Loire. Protection de l'enfance : l'Anjou en action s'associe aux alertes des professionnels

En matière de protection de l'enfance, compétence relevant le conseil départemental, Le groupe L’Anjou en action solidaire, écologiste, citoyen du Conseil départemental de Maine-et-Loire alerte sur les conditions de mise en œuvre de la politique départementale, en Maine-et-Loire. Le communiqué signé de Bruno Cheptou (Canton Doué-la-Fontaine), Fatimata Amy (Canton Angers 3), Jean-Luc Rotureau (Canton Angers 4) et Sophie Foucher-Maillard (Canton Angers 5)


"Les professionnels de la protection de l’enfance alertent depuis plusieurs mois sur les conditions de mise en œuvre de cette politique départementale, en Maine-et-Loire.
Nous-mêmes, conseillers départementaux de la minorité, n’avons eu de cesse d’alerter sur l’appel à projets depuis le début du mandat, de relayer les dysfonctionnements observés et de soumettre des propositions pour améliorer la prise en charge des enfants en danger dans notre département.
Nous nous associons à la démarche engagée par les professionnels, en février dernier. Démarche qui doit se traduire en prise de mesures rapides et efficaces par la majorité départementale.

Le dossier de la protection de l’enfance a été le dossier le plus polémique de la mandature.
Dès le début de notre mandat notre groupe d’élus a alerté, tant dans les commissions qu’en Assemblée plénière de difficultés :
- Sur la procédure d’appel à projets
- Sur la qualité de la prise en charge des enfants compte tenu de la fourchette de prix de journée proposée par la majorité
- Sur la fragilisation du tissu associatif local par cet appel à projets inutile
- Sur le nécessaire recrutement d’assistants familiaux dès le début de la mandature

Nous avons rencontré :
- Des parents d’enfants confiés qui estimaient que leurs droits n’étaient pas respectés par le Département,
- Des professionnels inquiets de la qualité d’accueil des enfants alors qu’eux-mêmes étaient malmenés par une si vaste réorganisation, dans une précipitation sans nom,
- Des professionnels qui perdaient leur travail avec toutes les conséquences que cela engendre.

Nous avons toujours exprimé dans les sessions ou commissions les inquiétudes que nous avons relayées lorsque nous les jugions légitimes. Nous avons soutenu des revendications quand elles nous apparaissaient réalistes.

Notre groupe l’Anjou en action a proposé :
1. De mettre en place un comité des usagers pour faciliter le dialogue entre le Département et les détenteurs de l’autorité parentale des enfants confiés,
2. De travailler de façon urgente sur le partenariat avec le médico-social du fait des profils des enfants confiés,
3. De diversifier les modalités d’accueil des enfants,
4. De mettre en place les Projets pour l’enfant (PPE),
5. D’expérimenter un accompagnement parental renforcé lors des 12 premiers mois de placement de l’enfant,
6. D’améliorer l’attractivité du métier d’assistant familial pour faciliter le recrutement,
7. D’augmenter le nombre de techniciens de l’intervention sociale et familiale, intervenant au domicile des familles d’enfants,
8. De faire un audit de la réorganisation des services après le retour désastreux des observations de la chambre régionale des comptes,
9. De renforcer les moyens de l’Observatoire Départemental de la Protection de l’Enfance, pour créer des partenariats durables avec les professionnels de la santé, de la justice, de l’éducation...

Nous avons été écoutés, souvent poliment, mais n’avons pas beaucoup été entendus ; la majorité assurait toujours que les difficultés évoquées étaient prises en main.
Depuis plus de deux ans, nous réclamons et attendons le bilan qualitatif et quantitatif de l’appel à projets.

Aujourd’hui, le vase déborde, la parole se libère partout et les professionnels eux-mêmes s’expriment. Le suivi des enfants en danger doit être plus que jamais une priorité."


Article du 11 mars 2021 I Catégorie : Politique

 


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