La chronique du mercredi : Les conseils culture d'Anthony Bussonnais

Chaque mercredi, retrouvez la chronique culturelle dans laquelle Anthony partage avec vous ses découvertes et ses coups de cœur (films, séries, musiques, lectures...).


La Mission (disponible sur Netflix)


Cinq ans après la fin de la Guerre de Sécession, le capitaine Jefferson Kyle Kidd, vétéran de trois guerres, sillonne le pays de ville en ville en qualité de rapporteur publique et tient les gens informés, grâce à ses lectures, des péripéties des grands de ce monde, des querelles du gratin, ainsi que des plus terribles catastrophes ou aventures du bout du monde. En traversant les plaines du Texas, il croise le chemin de Johanna, une enfant de 10 ans capturée 6 ans plus tôt par la tribu des Kiowa et élevée comme l’une des leurs. Rescapée et renvoyée contre son gré chez sa tante et son oncle par les autorités, Johanna est hostile à ce monde qu’elle va devoir rejoindre et ne connait pas. Kidd accepte de la ramener à ce domicile auquel la loi l’a assignée. Pendant des centaines de kilomètres, alors qu’ils traversent une nature hostile, ils vont devoir affronter les nombreux écueils, aussi bien humains que sauvages, qui jalonnent la route vers ce que chacun d’entre eux pourra enfin appeler son foyer.

Dans ce western, aux paysages époustouflants, le duo improbable que forment le capitaine Jefferson (Tom Hanks) et Johanna (Helena Zengel) s’avère particulièrement touchant. Les deux crèvent véritablement l’écran en offrant une interprétation incroyable, avec des jeux de regards plein d’intensité les dispensant de toute parole. L’histoire n’est pas en reste. Avec la transmission et la communication pour toile de fond, le film dénonce aussi comme ceux qui ont le pouvoir (ici, l’argent et les armes) tentent de cloisonner l’information pour que l’ordre des choses (tel qu’ils le voient et le veulent) ne soit pas bouleversé. Puisque le savoir est une arme. Un très beau film, véhiculant de belles valeurs telle que la tolérance et l’engagement.

Euphories - Videoclub

En couple, à la vie comme à la scène, les nantais Adèle Castillon (née à Angers) et Matthieu Reynaud viennent de sortir leur premier album. Formé en 2018, Videoclub a connu une ascension fulgurante, avec des clips cumulant rapidement les millions de vues. Malgré leurs dix neuf ans, leurs textes sont plein de maturité, et leur univers est très affirmé. Et singulier pour des artistes de leur génération. Une électro pop, acidulée, très rétro, à base de synthés qui semblent tout droit sortis des années 80, avec des mélodies entêtantes, et des rythmes entraînants. Certaines chansons empreintes de nostalgie et de mélancolie, et d’autres composées dans le but de « faire kiffer les gens, de leur apporter un peu de gaieté ». Au-delà de sa musique, Videoclub entretient une graphique très rétro, dans ses clips et ses visuels. Tout est parfaitement marketé, et le résultat est de très grande qualité. Leur single Enfance 80 (mon titre préféré de l’album)a une résonnance particulière : « Je laisse aux autres les demains, Moi je prends que les maintenant. Si c'est pour penser la fin, Compte sur mes rêves d'enfant ».

Tango (Xavier/Matz – éditions Le Lombard)

Depuis qu’il vit dans la Cordillère des Andes, Tango est apaisé. Les paysages sont magnifiques, le climat est agréable, mais surtout, la solitude et le vide lui offrent une réelle tranquillité. Il peut rouler des heures sans croiser personne, comme sur l’océan. Depuis qu’il est ici, il n’a plus envie d’aller ailleurs. Dans son village, il est le gringo un peu farfelu dont on ne sait pas exactement d’où il vient, ce qu’il fait, ni de quoi il vit. Il a pas mal de fric, de drôles de passe-temps et il ne rechigne pas à donner un coup de main à l’occasion. Il a su se faire accepter en payant des coups, en rigolant avec les gens du village ou en faisant une donation à l’hôpital. Accompagné du jeune Diego, un adolescent de la région, Tango parcourt les montagnes à cheval à la recherche de flèches incas, de fragments de poteries ou de céramiques…

Une BD à mi-chemin entre le polar et le western. La beauté des grands espaces, le pittoresque des petits villages isolés, les personnages entiers, la rudesse de la nature, les chevauchées... pour le côté western. Les intrigues qui s’entrecroisent, les truands qui débarquent de la ville, le suspense, le passé obscur de celui qui se fait désormais appeler Tango, son passé qui le rattrape... pour le côté polar. Les dialogues sont savoureux, les très beaux dessins sont magnifiquement mis en page. Tous les ingrédients sont réunis pour ravir les amateur du genre.

LE CONSEIL BONUS :
Les interviews MOONWALK, par Oumar Diawara, sur la chaîne Youtube de Francetv slash / talents: https://www.youtube.com/watch?v=e89u2Jkwd88&list=PLHAgp1CvA5tkpidRQ29rpiBet2Ri2Ko1z

A propos d'Anthony Bussonnais :
Anthony a grandi et vit toujours dans le Saumurois. Depuis tout petit, il cultive une relation privilégiée avec l'écriture. En 2015, alors que depuis quelques temps déjà trotte dans sa tête l'idée, il entame l'écriture de son premier roman, Un mal pour un mal. En Septembre 2017, il publie un recueil de ses textes, jusque-là inexploités, intitulé Un peu de moi. Entre humeurs, pensées et réflexions, il traite de thèmes divers. Le 6 Octobre 2018, Anthony publie son second roman, Chasse 160618 un nouveau thriller au suspense haletant. Septembre 2019, Chasse 160618 remporte le prix Les talents de demain, décerné par Kobo by Fnac en partenariat avec les éditions Préludes et Babelio. Son livre est alors réédité (Préludes Noir) sous le titre Un samedi soir entre amis.

Les chroniques précédentes :
- 05/11/2020
- 12/11/2020
- 19/11/2020
-
26/11/2020
-
03/12/2020
- 10/12/2020
- 17/12/2020

- 23/12/2020
- 07/01/2021

- 14/01/2021

- 21/01/2021

- 28/01/2021

- 04/02/2021

- 10/02/2021


Article du 17 février 2021 I Catégorie : Vie de la cité

 


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