Conseil départemental. Egalité femme/homme : "lutte contre la précarité menstruelle"

La majorité vient de présenter le rapport 2019 en faveur de l’égalité femme/homme. Selon Marie-Hélène Chouteau, conseillère départementale du groupe "L'Anjou en action" (minorité), cette ambition doit se traduire dans la gestion des ressources humaines, mais aussi par des actions proposées aux usagers et citoyens. Dans ce cadre, Marie-Hélène Chouteau a appelé le Département à "s’inscrire dans le mouvement émergeant en faveur de la lutte contre la précarité menstruelle qui touche malheureusement de nombreuses jeunes filles avec un fort impact sur leur santé et leur scolarité." Son intervention en session de ce lundi 25 janvier.


"Monsieur le Président,
cher-e-s collègues,
Au regard de ce nouveau rapport annuel sur la situation en matière d’égalité entre les femmes
et les hommes, nous avançons dans le bon sens, incontestablement.
Mais dans cette lutte en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, il nous reste
encore beaucoup à faire.
Aussi nous proposons pour enrichir les actions du Département de créer une dotation des
collèges pour accompagner les jeunes filles, faisant face à des difficultés (financières,
familiales…) pour être équipées en protections périodiques.
La décision de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les femmes
et les hommes, qui a consacré un rapport à la thématique des menstruations peut paraître
surprenante, voire déroutante. En effet, les menstruations sont communément considérées
comme un phénomène physiologique naturel, lequel a priori ne suscite pas d’interrogations
ni de difficultés particulières. De plus, s’agissant d’un domaine qui relève de l’intimité de
chaque femme, il y a une certaine réserve, qui va parfois jusqu’au véritable tabou, à évoquer
ce sujet, y compris auprès des professionnels de santé.
Pourtant, les règles n’ont rien d’anecdotiques : elles concernent la moitié de l’humanité et les
femmes sont concernées par cette problématique pendant la moitié de leur vie.
Surtout, certaines collégiennes n'ont pas les moyens d'acheter des protections hygiéniques
ou d'en changer autant qu'elles le souhaiteraient. La précarité menstruelle reste encore un
sujet tabou qui commence tout juste à être pris en compte.

Les conséquences directes :
• l’absentéisme et l’exclusion sociale en raison des renoncements à se présenter en
cours,
• des problèmes de santé liés au manque de changement des protections (infections,
septicémies…)
La précarité menstruelle a de nombreuses facettes : économique indiscutablement, sanitaire
indéniablement et sociale d’inégalités entre les femmes et les hommes.
Pour briser le tabou des règles aux collèges et lutter contre la « précarité menstruelle »,
plusieurs collèges se sont récemment équipés de distributeurs de protections périodiques
gratuits, une initiative qui mériterait d’être généralisée dans le Maine-et-Loire.
Des actions de sensibilisation sur les menstruations devraient également être organisées, pour
les filles et les garçons.

Le fait d’amener les règles dans l’espace public lance un message d’égalité, affirme que les
filles n’ont pas à avoir honte de leurs règles.
Selon un sondage, les règles ont déjà empêché 75,5% des sondées de faire du sport, 41%
d’aller en cours et 53% d’entreprendre des activités sociales.
Le gouvernement va porter en 2021 à cinq millions d’euros le budget pour lutter contre la
précarité menstruelle, une difficulté éprouvée par près d’une femme sur dix en France,
notamment les plus précaires et les jeunes.

Parmi les 21 000 jeunes collégiennes du Maine-et-Loire, on peut aisément estimer à 3 000 le
nombre de jeunes filles confrontées régulièrement ou occasionnellement à un manque de
protection. Cette situation crée une réelle inégalité dans le parcours scolaire.
Nous proposons donc d’accompagner la démarche de l’Etat en créant un fonds de dotation
de 200 000€ par an : 150 000€ pour acheter les protections mis à disposition des collèges, 50
000€ pour mener une campagne de sensibilisation auprès des élèves et des professionnels.
Nous pourrions commencer par les collèges de réseau d‘éducation prioritaire pour généraliser
progressivement le dispositif à tous les collèges.
“Car sans prise en charge ; la question des menstruations féminines contribue à perpétuer les
inégalités entre les femmes et les hommes”."



Article du 25 janvier 2021 I Catégorie : Politique

 


2 commentaires :


Commentaire de Vernantes49 26/01/2021 10:29:13

"La précarité menstruelle a de nombreuses facettes : économique indiscutablement, sanitaire indéniablement et sociale d’inégalités entre les femmes et les hommes." Alors là, je rêve et les bras m'en tombent Etant un homme, je suis jaloux, je ne peux porter un enfant MDR et MAC.



Commentaire de jf brugiere 20/02/2021 15:32:53

et en plus... des terminaisons à la C... c'est assez pour ne pas lire le reste. La forme inclusive?? et mes fesses? vos terminaisons c'est pour le haut de la classe car c'est illisible. Déjà que les jeunes ne savent plus lire ni.écrire On nage en plein crétinisme.. mais ne vous en faites pas car d'autres ( chinois japonais taiwan travaillent ) feront de nos jeunes , des esclaves. L'idiotie m^ène aussi à cette situation. D'où la contradiction . J'apprends que les "règles" n'est pas forcément un phénomène naturel. Faut il être imbécile.



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