La chronique du jeudi : Les conseils culture d'Anthony Bussonnais

Chaque jeudi, retrouvez la chronique culturelle dans laquelle Anthony partage avec vous ses découvertes et ses coups de cœur (films, séries, musiques, lectures...). De quoi occuper les longues journées et soirées de confinement.

 

 


Les 7 de Chicago (disponible sur Netflix)

Ce film, inspiré d’une histoire vraie, nous plonge dans les années 60, aux États-Unis, en pleine guerre du Vietnam, après l’assassinat de JFK et celui de Martin Luther King. Alors qu’une convention du parti démocrate doit se tenir à Chicago, qu’une révolte nait au cœur de la jeunesse américaine contre les institutions et le gouvernement, une manifestation est organisée en marge par les différentes mouvances de gauche. Pour y faire face, forces de police, garde nationale, et soldats sont déployés en ville. À l’issue de l’affrontement avec les manifestants, huit activistes sont mis en examen pour conspiration et incitation à la révolte. Sept seront jugés dans un procès hallucinant, par un juge complètement abject, sur fond de manigances politiques. Un simulacre de procès.

C’est rythmé, enrichi d’image d’archives, puissant et révoltant. Les dialogues sont soignés, et le casting entier est extraordinaire. Mention spéciale pour Sacha Baron Cohen qui campe un hippie sarcastique qui sait se montrer surprenant. On vit pleinement ce procès de l’intérieur, au plus près des prévenus. On partage leurs rires, leurs émotions, leurs déceptions et leurs colères.

N’attendons pas – VIANNEY

Vianney est un artiste, « un vrai ». Auteur, compositeur et interprète. À l’instar de Jean-Jacques Goldman (même si je n’aime pas tellement les comparaisons, en général, et particulièrement avec JJG), il compose chaque partition de chaque instrument de chacune de ses chansons. Comme Goldman aussi, ses textes sont inspirés des émotions qu’il peut ressentir, face à des situations, des personnes, des actes. Enfin, comme lui, comme lui, comme lui, Vianney est quelqu’un de discret, loin du Star-System et des paillettes, un mec simple, très engagé et tourné vers les autres, parrain actif de nombreuses associations (il participe régulièrement à des maraudes pour aider les sans-abris).

Ce nouvel album, plein d’optimisme, parle beaucoup d’amour, mais aussi de liberté. Cette belle liberté d’être différent. De ne pas chercher à entrer dans un moule, pour faire comme les autres et être à La mode. Ce qui transpire de ses ballades, très éloignées de la musique formatée de notre époque. Dans son titre N’attendons pas, Vianney nous encourage à vivre chaque jour pleinement. Il parle du temps qui passe, et de celui qu’on ne prend pas. Dans plusieurs autres chansons, il livre un peu de son intimité. De sa relation avec celle qu’il aime et qui partage sa vie, La fille du sud, et de son rôle de Beau-papa qu’il prend très à cœur. Vianney témoigne beaucoup sur cet album de sa reconnaissance envers celles et ceux qui comptent dans sa vie. Comme dans Merci pour ça, une chanson dédiée à « un gars de la rue », « un homme libre », de ceux qu’on ne regarde pas, de ces « trésors cachés » (comme il aime les appelés), avec qui il s’est lié d’amitié. Un album qui réchauffe le cœur.

Surface (Olivier Norek – éditions Pocket)

Noémie Chastain, capitaine à la PJ de Paris, est blessée lors d’une intervention. Après sa convalescence, quand elle reprend le travail, elle est parachutée dans le commissariat d’un village éloigné, avec pour mission d’en justifier la prochaine fermeture. Pour sa hiérarchie, c’est surtout un moyen de mettre de la distance entre elle et son service. Ici, en pleine campagne, un lac artificiel a été créé, sous lequel est englouti l’ancien village. Et quand les restes d’un corps d’enfant remontent à la surface, dans un fût, la flic, amochée physiquement et psychologiquement, se retrouve à la tête d’une enquête pleine de rebondissements.

Les personnages sont formidablement dépeints, et notamment celui de Noémie. Avec ses forces, ses faiblesses, ses failles, ses craintes… Un personnage de flic qui sort des clichés habituels. On assiste à sa reconstruction au fil d’une plongée en apnée dans une enquête captivante, dans un village où chacun a ses secrets. Dans un style très réaliste, sans fioriture ni chichi, la plume d’Olivier Norek nous maintient en haleine de la première à la dernière page. Vous pouvez plonger les yeux fermés dans ce polar.

A propos d'Anthony Bussonnais : Anthony a grandi et vit toujours dans le Saumurois. Depuis tout petit, il cultive une relation privilégiée avec l'écriture. En 2015, alors que depuis quelques temps déjà trotte dans sa tête l'idée, il entame l'écriture de son premier roman, Un mal pour un mal. En Septembre 2017, il publie un recueil de ses textes, jusque-là inexploités, intitulé Un peu de moi. Entre humeurs, pensées et réflexions, il traite de thèmes divers. Le 6 Octobre 2018, Anthony publie son second roman, Chasse 160618 un nouveau thriller au suspense haletant. Septembre 2019, Chasse 160618 remporte le prix Les talents de demain, décerné par Kobo by Fnac en partenariat avec les éditions Préludes et Babelio. Son livre est alors réédité (Préludes Noir) sous le titre Un samedi soir entre amis.


Article du 12 novembre 2020 I Catégorie : Culture

 


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