Ruralité. Les maires demandent un changement de critères pour attibuer les subventions de l'Etat.

Le 20 septembre dernier, les maires ruraux de France (AMRF) se sont réunis en congrès national à Eppe-Sauvage (Nord). Au centre des débats, l'agenda rural élaboré par L’AMRF et dont les mesures ont été confirmées par le 1er ministre lors de sa visite. En tant que président des maires ruraux du Maine-et-Loire, le maire de Varennes sur Loire, Gilles Talluau était présent. Pour lui, "les propositions du Premier ministre vont dans le bon sens", même s'il avoue en être ressorti un peu "frustré". Son compte-rendu.

Gilles Talluau, Maire de Varennes sur Loire et Président de l'AMR de Maine-et-Loire


"En effet, sur les 200 mesures souhaitées dans l’agenda rural par les maires et les citoyens des zones rurales, issues en partie des cahiers de doléances lors de la crise des gilets jaunes, 173 ont été retenues par le gouvernement, qui a proposé un plan concret portant sur le numérique, la santé, la culture, l’éducation, les petits commerces et les services publics, l’emploi et l’activité économique, l’écologie, les déplacements… pour réduire la fracture entre ruralité et zones urbaines, qu’en l’occurrence je dénonce depuis longtemps.
Néanmoins, il me semble que l’essentiel n’a pas été abordé et je suis sorti quelque peu « frustré » de cette rencontre, dont les résultats ne se feront sentir que sur le long terme.
En effet j’aurai souhaité que des mesures en faveur de la réciprocité entre les métropoles et la campagne soit retenues, afin qu’il y ai une meilleure répartition de la richesse nationale entre les villes et les campagnes qui nourrissent les métropoles
."

Affaiblissement des capacités des communes à investir.

"Le gouvernement en minorant les leviers financiers des communes, à travers la suppression de la taxe d’habitation, certes compensée, mais sans revalorisation forfaitaire des valeurs locatives et aussi les fluctuations de la dotation de solidarité rurale (DSR) réduise une nouvelle fois nos ressources, ainsi l’Etat affaiblit les capacités des communes à investir.
Pour exemple, la dotation de solidarité rurale (DSR) de Varennes-sur-Loire, à l’instar de quelques communes rurales en France, a été amputée de 81 000 € parce que la commune a perdu 17 habitants, c’est énorme pour une commune de 1 900 habitants.
Se baser que sur la démographie est injuste alors que, les communes rurales doivent sauvegarder l’environnement, protéger les terres agricoles qui a pour conséquence la réduction partielle ou totale de terrains à construire engendrant des pertes de taxe foncière bâtie, taxe aménagement mais aussi moins d’effectif dans nos écoles, moins de commerces… Egalement il faut nourrir les villes en garantissant la sécurité alimentaire, entretenir des routes empruntées par toutes sortes d’engins de plus en plus gros qui transportent nos produits vers les centres urbains, favoriser le tourisme…. Tout cela sans aide, ni compensation.
Le monde rural a les contraintes, mais il ne peut plus percevoir les richesses économiques.
Nous Les ruraux, nous savons ce que doit notre beau pays à l’agriculture, il faut nous aider à protéger notre environnement, c’est de l’intérêt de tous."


Changer les critères de base

"Il est donc nécessaire que la dotation globale de fonctionnement (DGF) attribuées aux collectivités se basent sur des critères environnementaux et non plus démographique.
J’ai soulevé oralement cette question à Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique qui avait fait aussi le déplacement à Eppe-Sauvage, il nous a indiqué que cette réforme de la DGF n’était pas à l’ordre du jour car il sera difficile d’enlever des dotations aux uns pour redonner aux autres…
J’ai bien compris que les métropoles qui ont souvent à leur tête des figures politique nationales n’aient pas envie de partager le gâteau issu des richesses économiques.
Pourtant, je suis sûr qu’il y a moyen de répondre aux attentes des citoyens pour un meilleur environnement en réformant la DGF en y apportant un meilleur équilibre avec un esprit gagnant/gagnant car il n’est pas question d’opposer urbains et ruraux.
Sans naïveté mais plutôt d’un naturel optimiste, je pense que ces réformes finiront par arriver, car c’est une nécessité !"


Article du 07 octobre 2019 I Catégorie : Politique

 


2 commentaires :


Commentaire de Ras le bol 08/10/2019 13:59:27

Que demande de plus G.J; et Maires ruraux ? Ils pleurent toujours autant. Les FRançais seront- ils toujours des vaches à lait pour satisfaire les bien-être de certains pas mal privilégiés !



Commentaire de dubos loic 08/10/2019 14:07:51

Les maires des petites communes sont maintenus pour pas grand chose car la majorité voir tous a signé des transferts de competences aux agglos ce qui les rends impuissants.ils peuvent pavaner pour certains mais sont comme les socialistes ,ils ne servent a rien.



page-precedente

Ajoutez un commentaire à cet article :

 

Les commentaires ne seront pas corrigés.
Ceux comportant des mots grossiers ou portant atteinte à l'intégrité des individus n'étant pas publics ne seront pas publiés.
La courtoisie n'empêche pas la libre expression, nous vous rappelons aussi que le débat s'enrichit d'idées et non de critiques aux personnes.

 

(n'apparaîtra pas
sur le site)

(Email)


Si vous ne réussissez pas à mettre un commentaire, pensez à mettre votre navigateur internet a jour. Pour déposer un commentaire vous devez avoir javascript actif.

Me prévenir si un autre commentaire est déposé pour cet article.

Quelle est la couleur d'une cerise bleue ?

 

Votre commentaire sera publié après modération.

Pour faciliter la lecture des commentaires, la longueur des commentaires est réduite et le nombre de caractères est limité à 600...

 

 


Créez votre article ! ICI