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Montsoreau. Action de mobilisation citoyenne contre les pollutions de la Loire samedi 15 septembre

Le samedi 15 septembre 2018, à Montsoreau, à l’occasion de la journée mondiale de nettoyage des pollutions sauvages, Sortir du Nucléaire Loire et Vienne en partenariat avec l’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest) vous propose d’aller au-delà des déchets plastiques pour approcher les pollutions invisibles qui affectent le fleuve et se retrouvent dans notre eau potable.


Ce 15 septembre est également une des journées européennes du patrimoine 2018 : La Loire,
patrimoine collectif, fierté des régions qu’elle traverse, est en fait bien mal respectée. Nous nous
penchons ce jour-là sur sa santé… et sur la nôtre par la même occasion, avec l’aide de scientifiques spécialistes du lien entre pollution et santé.

Programme :

9h-10h30 : Bilan d’un an de fonctionnement du réseau de préleveurs volontaires des
eaux de la Loire et de la Vienne

Depuis un an, des habitants des vallées de la Loire et de la Vienne animent un réseau de préleveurs
volontaires, dans le cadre d'un partenariat avec l'ACRO - association pour le contrôle de la
radioactivité dans l'Ouest. Selon un protocole pour lequel ils se sont formés, ils récoltent à
intervalles réguliers des échantillons d'eau, de végétaux, de sédiments qui sont ensuite analysés
par le laboratoire agréé de l'ACRO. Ce premier temps de la journée est celui du retour d’expérience
et de la présentation des premiers résultats, qui confirment l'intérêt qu'il y avait à monter ce projet.

10h30 – 12h : Chasse aux déchets mystères
Cette journée se veut aussi l'occasion d'une ouverture à un large public. Adultes et enfants pourront
partir à la recherche d’enveloppes mystérieuses cachées en bord de Loire et tenter de deviner quels
déchets visibles ou invisibles elles contiennent, sur la base de rébus et de mots codés. Cette
animation a pour but de faire prendre conscience aux participants de la présence de déchets
méconnus (radioactifs mais également chimiques) dans la Loire. Des animateurs et une « roue de
l’infortune » seront là pour répondre aux questions du public sur les déchets invisibles de la Loire.

14h30 – 17h : Ateliers coopératifs

Ce temps fort de la journée est conçu et coordonné par deux facilitatrices – Bettina Djerroud et
Séverine Huchin - dont la mission est de favoriser la participation d’un public novice en la matière.
Elles mettront les participants en mouvement sur trois ateliers :
· Les pollutions issues de l’industrie nucléaire, avec un focus particulier sur le tritium. Avec
Guillaume Rougier, responsable de l’observatoire citoyen à l’ACRO.
· Les effets de la radioactivité sur les êtres vivants, atelier animé par Pierre Barbey,
spécialiste de la question1.
· Les mobilisations citoyennes possibles face à ces enjeux environnementaux. Animé par des
membres de Sortir du Nucléaire.

Tout au long de la journée animations : scientifiques et ludiques avec Les Petits
Débrouillards
Pour que tout le monde y trouve son compte, y compris les plus jeunes, le camion « Science Tour
– C’est pas Sorcier » sera présent dès 11h, avec deux animateurs de l’association Les Petits
Débrouillard : jeux et activités scientifiques sur les thèmes de l’eau, du climat et de l’énergie.

Pourquoi cette journée et pourquoi un réseau de préleveurs volontaires ?

Demandez à une personne, au hasard, ce qu’elle connait de l’impact d’une centrale nucléaire sur
le cours d’eau qui l’alimente : au mieux, elle vous parlera de réchauffement.
Or les pollutions sont aussi nombreuses et massives qu’elles sont méconnues. Et en particulier
« l’eau tritiée », une eau chargée de particules radioactives de tritium, que l’industrie nucléaire
rejette toute l’année en quantité phénoménales2. Cette eau tritiée est livrée par les syndicats des
eaux tous les jours dans chaque foyer pour tous les départements ligériens.
Un organisme vivant, et notamment un corps humain, va utiliser une molécule d’eau tritiée comme
une molécule d’eau normale. Et peut-être fixer cette radioactivité dans les tissus osseux, le foie,
les muscles, etc. pour des décennies.
Le tritium est un polluant radioactif sous-estimé en matière d’impact de santé publique.
Il nous semblait primordial de lui consacrer le focus de cette première année.
On comprend, face à l’incroyable discrétion de ce poison quotidien, qu’il est important de structurer
des outils citoyens indépendants d’observation et d’alerte : c’est le but de ce réseau de
préleveurs volontaires coordonné par le laboratoire indépendant de l’ACRO.
Evènement organisé par Sortir du Nucléaire Loire et Vienne

Coordination de la journée : SDN 49 - Contact : 06 18 42 73 85 - sdn49.hautetfort.com

1) Pierre Barbey est biologiste, professeur à l'université de Caen, vice-président de l'ACRO, spécialiste de la radioprotection et des effets des rayons ionisants (auteur d'un article dans le chapitre santé du livre blanc du tritium, ASN 2011)
2) Pour la centrale de Chinon en 2017, autorisation pour tritium en rejet liquide : 80 000 milliards de becquerels, soit couramment un taux de 20 Bq/l, 20 radiations par seconde et par litre d’eau potable.


Article du 14 septembre 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


1 commentaire :


Commentaire de Radioactivité 14/09/2018 11:08:45

Le tritium est très mobile comme l'hydrogène. Il se combine avec de l'oxygène pour former de l'eau tritiée. Il pénètre facilement dans l'organisme, à travers le cycle de l'eau, et entraîne une exposition interne. Toutefois le tritium s'élimine rapidement. Sa période biologique de l'ordre de 10 jours est beaucoup plus courte que les 12,3 années de sa période radioactive. Un noyau de tritium seulement sur 650 se désintègre durant un trajet dans le corps humain. En raison de la faible énergie de la désintégration, le parcours dans la matière de l'électron bêta n'excède pas quelques microns. Le tritium possède pour ces raisons une très faible radiotoxicité.

. En biologie, le tritium est utilisé pour marquer l'hydrogène et étudier son métabolisme. On a pu ainsi évaluer la durée du cycle biologique de l'hydrogène dans le corps humain entre 6 et 9 jours.

Dans la vie courante, il a remplacé le radium pour rendre luminescents les cadrans de certaines montres et les instruments de bord pour la navigation de nuit.


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