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Le Mag'Hebdo. Que pensent les Français de la politique de l’eau ?

Les conclusions de la première séquence des Assises de l'eau, consacrée aux réseaux d'eau et d'assainissement ont été rendues publiques, le 29 août 2018, par le Premier Ministre. Qu’en pensent les Français ? Se sentent-ils concernées par les questions liées à l’eau ? Et seraient-ils, potentiellement, favorables aux mesures énoncées ?


Les conclusions de la première étape des Assises corroborent l’attente prioritaire des Français en matière d’information sur la qualité de l’eau, pour « offrir une information transparente aux consommateurs ». Plus de sept Français sur dix souhaitent recevoir plus d’information sur l’eau,dont près des deux tiers sur le traitement et la qualité de l’eau du robinet. Les Pouvoirs Publics ont bien pour objectif de « reconquérir la confiance des consommateurs dans l’eau du robinet ». Selon le baromètre Tns-Sofres/CIEAU 2017 ‘Les Français et l’eau’, les raisons de défiance sont notamment liées à un manque d’information dans le processus de traitement de l’eau.




Les objectifs prioritaires exposés par le gouvernement à l’issue du premier round des Assises de l’eau apparaissent en résonance des souhaits exprimés par les Français:
-Déploiement d’aides à l’innovation ciblant, en particulier, l’amélioration du goût de l’eau, et le suivi de sa qualité,
- Préservation des ressources et la lutte contre les effets du réchauffement climatique,cœur du second volet des Assises de l’eau,
- Accès à l’eau des plus démunis avec la volonté de démultiplier la mise en œuvre des chèques eau.
Les Français sont nombreux à attendre un engagement de l’état sur l'amélioration de la qualité de l’eau (dans 37% des cas ), la préservation des ressources (dans 35% des cas), l’accès à l’eau potable et les aides aux plus démunis (21% des cas)




Les deux tiers des Français adhèrent à l'idée de payer plus cher leur eau, afin d’améliorer le service, notamment pour protéger le milieu naturel.
À noter que le degré d’acceptation d’une éventuelle contribution financière pour améliorer la qualité des ressources et de l’eau du robinet peut être rapproché de celui observé dans la dernière publication, en 2017, du baromètre annuel Tns-Sofres/C.I.eau « Les Français et l’eau » qui révélait qu’une courte majorité (54%) serait disposée à payer le service de l’eau plus cher pour améliorer les ressources, et 52% lorsqu’il s’agirait de préserver l’état des ressources.




Enfin, les Assises de l’eau pourront contribuer, espérons-le, à une meilleure connaissance du rôle des différents acteurs de la politique de l’eau, les Français ayant, notamment, qu’une vision mitigée du rôle de l’état.Le rôle des acteurs locaux mieux connu que celui de l’État.




Article du 13 septembre 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


2 commentaires :


Commentaire de Nostromo 14/09/2018 08:37:33

Ces assises étaient elles pilotées par des lobbyistes ?
les 2/3 des français prêts à payer l’eau plus cher l’eau pour protéger le milieu naturel ??? Je me demande si les % annoncés correspondent à la réalité, quelles ont été les conditions de ce sondage ?
Aujourd’hui les sociétés privées gérant l’eau fait polémique par ses tarifs trop élevés, ses partages de territoire, ses ententes commerciales ... les communes reviennent à des régies communales pour avoir à des prix honnêtes.
Ne faut-il pas plutôt créer un service public de l’eau ?
Avec ce gouvernement coaché par les lobbys, je n’ai plus confiance.



Commentaire de Nostromo 14/09/2018 08:49:10

A dix ans d’intervalle, le lobby de l’eau a fait échouer deux projets de réforme ambitieux. Le premier, en 2001, initié par Mme Dominique Voynet sous le gouvernement de M. Lionel Jospin, comportait la création d’une taxe sur les nitrates et d’un Haut conseil de l’eau et de l’assainissement. Le second, en 2012 sous le gouvernement de M. Jean-Marc Ayrault, porté par Mme Delphine Batho, avant son limogeage et son remplacement par M. Philippe Martin, reprenait peu ou prou les mêmes objectifs


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