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Saumur. Chute mortelle au belvédère : Un procès pour l'architecte ?

Au début du mois de septembre dernier, l'affaire de la chute mortelle au belvédère de Saumur semblait close. La juge d'instruction, Amélie Verschuère, avait en effet ordonné un non-lieu général, suivant ainsi les réquisitions du parquet de Saumur (relire notre article). Sauf que le parquet général de la cour d'appel d'Angers a relancé l'affaire... Dans ses réquisitions, il soutient le renvoi de l'ancien directeur des services techniques, c'est-à-dire l'architecte de la Ville, devant le tribunal correctionnel.


Le lundi 6 août 2012, la vie de Jennifer Pichereau (22 ans) a basculé. Alors qu'elle était appuyée avec son ami contre les rondins de bois qui longent le belvédère (ou panorama) du Château de Saumur, l'armature cède. S'en suit une chute de 7 mètres. Une chute mortelle. La jeune femme tombe la tête la première sur un banc de béton et succombe à ses blessures.

Un non-lieu général, début septembre

Dans cette affaire, 4 personnes de la ville (en poste à l'époque) étaient mises en examen : le directeur technique, le responsable des espaces verts, l'agent en charge des travaux et le maire de Saumur, Michel Apchin. Selon la juge d'instruction, Amélie Verschuère, il existait des indices graves et concordants pour que l'homicide involontaire résulte d'une violation manifestement délibérée à une obligation particulière de sécurité ou de prudence. Elle s'était finalement ravisée et avait ordonné un non-lieu général, au début du mois de septembre dernier. Tous ces protagonistes semblaient ainsi être tirés d'affaire, jusqu'à ce que la partie civile conteste ces conclusions, selon lesquelles aucune faute d'imprudence ou de négligence n'avait été effectuée par ces 4 membres de la chaîne de commandements.

L'architecte de la Ville remis en cause

L'avocate de la mère et des sœurs de la victime, Me Audeval (barreau de Blois), a décidé de faire appel, ce qui a relancé l'affaire (1). La partie civile demandait alors le renvoi des 4 mis en examen devant le tribunal correctionnel. Après étude de cette requête, le parquet général a finalement demandé la confirmation de non-lieu pour 3 d'entre eux, mais le renvoi en correctionnelle pour le 4e : l'ancien directeur des services techniques... Il lui est reproché son rôle dans la conception et la réalisation du garde-corps en bois qui a cédé à l'été 2012. Le parquet général estime qu'il existe des charges suffisantes pour renvoyer le directeur des services techniques devant le tribunal correctionnel. Comme l'explique le quotidien Ouest-France, « l'avocat général Olivier Tcherkessoff considère que l'ancien directeur des services techniques a été l'un des architectes ayant concouru à l'édification de l'installation. À ce titre, il cumulait un pouvoir décisionnel et la connaissance de la réglementation en vigueur ». Le représentant du ministère public souhaite que des juges évaluent son degré d'implication dans la survenance du drame. La chambre de l'instruction a mis sa décision en délibéré. La décision sera rendue le mercredi 7 mars prochain.

(1) Suite à l'appel de Sandrine Audeval, avocate de la famille de la défunte, la chambre de l'instruction d'Angers a examiné cette question à huis clos, ce mercredi matin 10 janvier 2018.


Article du 11 janvier 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


5 commentaires :


Commentaire de a l insus de mon plein grés 11/01/2018 12:25:58

L INGENIEUR a certe dessiner les plans mais pas poser la barriere ni verifier sa solidité ainsi que son état de delabrement.Il s'agit de bois et la il y a un responsable des services techniques sous couvert d'un maire.



Commentaire de Coco 11/01/2018 20:04:19

Il y’a un responsable et il doit assumer ce drame !



Commentaire de Suivre la ré-gle-men-ta-tion... 11/01/2018 21:17:51

Des documents appelés les D.T.U. (Documents Techniques Unifiés) régulent les mises en œuvre de tous le matériaux (entre autres). Des tests de résistance qui doivent être pratiqués à la mise en service et mise à disposition du public, pour les ouvrages en bois. À fortiori à des fins de sécurité publique. Un contrôle et une inspection détaillée systématique doit avoir lieu au moins une fois par an.
C'est simple c'est clair, c'est net. "Ha oui, mais ça coûte des sous..."
Ben voilà, tout est dit! Il vaut mieux dépenser l'argent du contribuable dans des parcmètres pilotables par smartphone (ça rapporte plus) que de contrôler les installations de sécurité publique...
J'ose à peine imaginer le ressenti des parents...Un non lieu...Bravo madame Amélie Verschuère, vous irez loin....



Commentaire de Ju 07/09/2018 06:08:56

Je ne savais pas que l'affaire de ma soeur allait refaire surface.. J'espère que justice sera enfin rendue...



Commentaire de e dubois. 07/09/2018 11:25:01

depuis 2012 correct .Une reactivité impressionnante de l'état.


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