Le Kiosque Info
Je m'abonne - Saumur - Doué-la-Fontaine - Thouars - Loudun - Chinon - Bourgueil - Longué
Actualité Agenda Ou sortir ? Ecrivez un article Lettre d'info Envoyer une alerte


Saumur : C'est cuit pour la cuisine centrale, du moins pour les prochaines années

Il était pourtant beau le projet de l'équipe de campagne Marchand-Goulet d'une cuisine centrale sur Saumur, promesse qui devait être l'un des gros projets du mandat et qui fut aussi celle d'autres candidats. Et ce devait être sur le site du collège Pierre Mendès-France dont la capacité est bien supérieure à ce qu'il fournit actuellement. Cela étant cela nécessitait des travaux d'aménagement. Mais voilà, comme toujours le problème était le nerf de la guerre, à savoir son coût et surtout qui devait le porter, de la ville, de l'agglo ou du département en charge des collèges. Si les négociations allaient bon train, le constat est clair : le projet est tombé à l'eau, économiquement non viable, quelle que soit la forme du portage juridique.



Ce fut une promesse de campagne qui tenait à cœur à beaucoup de candidats, de Dany Rosier à Stéphane Robin, en passant par Jean-Michel Marchand, ancien maire de Saumur, et Jackie Goulet, nouveau maire de Saumur. Comme ils l'avaient promis, dès le début de leur mandat en 2014, les nouveaux élus ont lancé a réflexion pour la mise en place d'une cuisine centrale, pouvant alimenter tous les établissements publics de compétence de la ville : écoles maternelles et primaires publiques, mais aussi accueils loisirs et maisons de retraite. La réflexion s'était aussi ouverte aux écoles des communes voisines appartenant au même groupement de commandes que Saumur et qui travaillent actuellement avec le groupe API Restauration : Fontevraud-l'Abbaye, Épieds, Chacé, Vaudelnay, Brézé, Rou-Marson, Varennes-sur-Loire ou encore Montreuil-Bellay. Il avait été aussi envisagé d'intégrer les écoles privées de Saumur.
Mais avant cela il convenait de lancer des études de faisabilité, études menées par un cabinet extérieur pour un montant de 41 700 euros, dont une tranche ferme de 10 000 euros et deux tranches conditionnelles respectivement de 15 000 euros et 16 680 euros (relire notre article du 28/01/2016).
La tranche ferme qui avait débuté en janvier 2016 consistait en l'étude faisabilité économique, financière et technique pour déterminer périmètre du nombre de repas avec une marge de sécurité. En juillet dernier le à l'issue de cette 1re tranche, le périmètre avait été délimité, s'étendant même à la commune de Saint-Cyr-en-Bourg (relire notre article du 17/03/2016).

Un périmètre élargi nécessaire

On pouvait donc lancer la tranche conditionnelle 1, de juillet à septembre 2016, à savoir la détermination du coût du programme d'aménagement de l'équipement et de son portage juridique. Mais en tout état de cause, le site avait été arrêté, que la ville parte seule ou avec des communes partenaires : au collège Mendès-France. À l'époque, l'adjoint en charge du dossier, Christophe Cardet, nous déclarait : « Actuellement l'équipement est totalement sous-utilisé, à 120 repas et demi-pensions en baisse pérenne, avec un potentiel à faire beaucoup plus, jusqu'à 400 repas voir 800 à 1 200 après travaux d'agrandissement. Et Rodolphe Mirande, alors principal du collège, y a donc été très favorable, l'équipement constituant en l'état actuel un coût très élevé. Dès lors, il n'y aura définitivement pas de nouvel investissement : on va faire de la dentelle avec Mendès-France. Et bien évidemment, concernant le montant de l'investissement, tout dépendra de la nature des travaux d'agrandissement au regard du nombre de repas à produire ». Mais d'ores et déjà, il s'avérait que l'étude portait sur une estimation d'environ 1 800 repas quotidiens, dont 1 000 pour la seule Ville de Saumur, dans le cadre du groupement de commandes. Même à ce niveau, le montant restait supérieur à celui du prestataire extérieur. Il paraissait donc clair que pour voir le jour, le projet devait s'élargir à un périmètre plus large, vers à d'autres communes de l'agglo. Et c'est bien là où le bât blesse, cela nécessitant de lever des obstacles juridiques avec le département et les communes partantes. Des négociations avaient déjà été entamées avec le département qui se montrait plutôt réceptif. Cela étant, il fallait sécuriser l'investissement et les remboursements d'emprunts, car le nombre de repas produits serait beaucoup plus important que jusqu'alors pour le seul collège. « Il nous faut réfléchir à la forme juridique entre le département et les collectivités utilisatrices, SPL (Société Publique Locale), SPLA (Société Publique Locale d'Aménagement)... », déclarait Christophe Cardet.
Or c'est en septembre 2016 que devait débuter la tranche conditionnelle 2, la plus longue, à savoir la mission d'Assistance à Maîtrise d'Ouvrage et donc le début des travaux d'agrandissement. Elle devait durer de 10 à 12 mois, en fonction de la nature des travaux à réaliser pour une ouverture souhaitée de l'équipement pour la rentrée scolaire 2017.

La faute à personne... « Il faut être réaliste » pour Jackie Goulet

Force est de constater que cette phase n'a pas été entamée. Pourquoi ? Le problème de sa rentabilité et de son financement. De fait, pour les élus Saumurois, un tel projet ne pouvait être que du ressort de la seule ville ou même de l'agglo. Il leur paraissait évident que le département devait mettre la main à la poche. Début septembre, lors de sa visite de rentrée au collège de Gennes, le Président du Conseil Général Christian Gillet répondait certes quelque peu embarrassé à notre question sur l'avancement que c'était non le département, on le sait en mal de ressources, qui freinait. Renvoyant la parole à ses techniciens alors présents, ceux-ci faisaient même savoir que normalement un accord allait être trouvé. Mais les choses semblent en avoir décidé autrement. Aujourd'hui le projet est semble-t-il bel et bien enterré, paraissant surdimensionné à l'échelle de la ville de Saumur, voir des quelques communes voisines. Et Jackie Goulet de corroborer : « La question n'est pas de savoir à qui revient la faute. Les négociations étaient bien engagées et dépassaient les clivages politiques. Ce qui a parlé, c'est l'étude de faisabilité et les chiffres qui vont avec. C'est un investissement de 100 000 euros par ans quand même, et ce sur 10 ans, soit 1 million d'euros. Or pour rentabiliser, il faudrait être à 30 000 repas servis par an sans bouger le prix unitaire. Actuellement, nous ne serions qu'à 14 000 repas. Alors à moins d'augmenter significativement le prix unitaire de 70 centimes (ndlr : de 3 euros à 3,70 euros), ce n'est économiquement pas viable. Je ne dis pas que le projet est enterré et que c'est la faute qui du département de l'agglo ou de la ville, mais il faut être réaliste ». Pas enterré sous-entend que le projet devrait s'adresser plus largement au nouveau territoire de plus 100 000 habitants, dont le président n'est autre que Jean-Michel Marchand. Mais il y a fort à penser que cela ne sera pas au nombre des projets majeurs de cette fin de mandat (2020).


Article du 10 octobre 2017 I Catégorie : Vie de la cité

 


12 commentaires :

10/10/2017 18:32:07 Commentaire de Jdr

Je me demande toujours pourquoi à Saumur rien n'est jamais possible alors meme que cela l'est ailleurs dans d'autres villes ou départements....chercher l'erreur!!


10/10/2017 19:29:10 Commentaire de cabaret

Quand on ne veut pas, ça ne se fait pas. Lors de son tout premier mandat JMM n'a pas voulu de la cuisine centrale, disant qu'il n'en n'avait pas le droit. Ce qui n'était que mensonge puisque c'était possible ailleurs. Lors de la dernière campagne JMM comme le maire de remplacement ont promis la réalisation de cette cuisine mais ce n'était que promesse pour être élus. Et vous voudriez que l'on vous fasse confiance ????


10/10/2017 20:35:14 Commentaire de Sylvie

Et la mutuelle madame Lelièvre c'est pour quand? pareil dans d'autres départements ça marche très bien....trop de travail pour cette dame..!!!!!!!


10/10/2017 21:20:02 Commentaire de Etre gauche signifie bien...

Avoir des difficultés à réaliser des choses ou des gestes simples...alors être de gauche ?


11/10/2017 07:29:49 Commentaire de maurice g

Pourquoi saumur n'innoverait elle pas dans une cuisine commune justement pour les écoles lycée maison de retraite et hopitaux clinique ,mais avec de veritable produit et locaux afin de faire de la vraie cuisine avec des cuisiniers qui pourraient s'eclater que de faire de la liaison froide et ouvrir des sacs de produits surgelés et ne pas les cuisiner jusqu'au bout.Pourquoi nous devons faire manger a nos enfants ,nos anciens ainsi qu'a nos malades de la merde jusque comme excuse un cout de reviens,une tracabilité,une hygiene et offrir des horaires de bureau aux soit disant cuistos.Nous valons mieu que cela et dans un pays avec des valeurs gastronomiques comme le notre cela est pitoyable.Avant nos anciens cuisinés bien savez d'ou venait les produits l'hygiéne n'était peut etre pas aussi poussé que maintenant mais nous sommes dans des cuisines pas dans des blocs operatoire.Retrouvons le gout de nos bon produit et soyons fier de ce que nos producteurs nous produisent.


11/10/2017 07:36:35 Commentaire de jean marie p

Pour ceux qui connaissent bien mme a lelievre ,ils savent que paroles et actes ne sont pas en adequation.Je te promet tu attend et comme ca le mandat s'ecoule et tout va bien.


11/10/2017 09:43:30 Commentaire de Polo

C’était pourtant Le projet principal du mandat!! Il ne sera donc rien passé pendant ces longues années, pitoyable ! Mais faisons confiance à Jacky et Astrid pour remplacer le réfectoire par une grande buvette géante… Et tout le monde sera content et fera la fête. Saumur ne méritait vraiment pas cela.


11/10/2017 09:44:44 Commentaire de L'Arbre en Boule

ETONNANT, la mutualisation couterait donc plus cher? Je ne comprends pas tout dans cet imbroglio de chiffres d'un article à l'autre. Ce que je retiens et dites moi si je me trompe, c'est qu'on a 14000 repas par an et 120 repas servis par jour. 14000/120 = 116 jours de service sur une année qui en compte 365 c'est pas le prix qu'il faut augmenter c'est le nombre de jour de service?! Bref, il y a eu des études menées par des spécialistes apparemment à l'échelle de l'agglo c'est trop cher : fin de l'épisode.


11/10/2017 19:14:59 Commentaire de grizly

Une cuisine centrale à Saumur!!!??? Le serpent de mer depuis une trentaine d'année. Bien entendu qu'une cuisine centrale peut être viable en s'installant à Saumur et pour fabriquer les repas pour les cantines scolaires, les structures d'accueil diverses et même les entreprises privées. Mais ce ne doit pas être une cuisine centrale municipale ni gérée par l'agglo : mais par une entreprise spécialisée dans le domaine souhaitant s'implanter sur le saumurois élargi. Et çà intéresse du monde....... Alors à nos élu.e.s de favoriser cette implantation : terrain disponible, exonération de taxes, obligations de fabriquer avec les produits locaux (y'en a des tonnes de producteurs en tout genre...dans notre secteur). Il ne s'agit pas de manger des produits congelés : les techniques de la liaison froide (+3°c) permettent de garder les plats et préparations diverses pendant quatre à cinq jours. On fait la même chose chez soi dans son frigo..... Pourquoi ne pas explorer dans ce sens!!!


12/10/2017 16:02:55 Commentaire de EX-INSTIT-SAUMUROIS

UNE TÊTE ET UN "VENTRE" BIEN FAITS SERAIENT LES DEUX MAMELLES DU SAUMUROIS . MESDAMES ET MESSIEURS LES ENTREPRENEURS, PRODUCTEURS LOCAUX À VOS MARMITES SINON LES ENFANTS EN PÂTIRONT ET NOS ÉLUS, QUE NOUS AVONS CHOISIS, LEURS CRÉDITS ! QUI EN SERA LE DINDON DE LA FARCE ?


14/10/2017 21:29:07 Commentaire de Comme disait ma grand-mère...

"On n'aurait pas eu les yeux plus gros que le ventre" à Saumur et des ambitions démesurées? En attendant, encore de l'argent jetée par les fenêtres...


15/10/2017 15:25:48 Commentaire de Pythagore II

L'investissement pour la cuisine centrale serait de 100 000 euros par an! L'investissement pour les monuments soit disant historiques est de 800 000 Euros par an! Changez votre "fusil" d'épaule et une génération de jeunes profiterait enfin de la manne publique !


page-precedente

Ajoutez un commentaire à cet article :

 

Les commentaires ne seront pas corrigés.
Ceux comportant des mots grossiers ou portant atteinte à l'intégrité des individus n'étant pas publics ne seront pas publiés.
La courtoisie n'empêche pas la libre expression, nous vous rappelons aussi que le débat s'enrichit d'idées et non de critiques aux personnes.

 

(n'apparaîtra pas
sur le site)

(Email)


Si vous ne réussissez pas à mettre un commentaire, pensez à mettre votre navigateur internet a jour. Pour déposer un commentaire vous devez avoir javascript actif.

Me prévenir si un autre commentaire est déposé pour cet article.

Quel est le nom du site où vous vous trouvez ?

 

Votre commentaire sera publié après modération.

 

 


Créez votre article ! ICI