Le Kiosque Info
Je m'abonne - Saumur - Doué-la-Fontaine - Thouars - Loudun - Chinon - Bourgueil - Longué
Actualité Agenda Ou sortir ? Ecrivez un article Lettre d'info Envoyer une alerte



Démission de Bruno Retailleau : son message ax Ligériens

Bruno Retailleau, Président du Conseil Régional des Pays de la Loire a don décidé ce vendredi de privilégier son siège au Sénat, laissant ainsi sa présidence de région. Alors que des voix dans l'opposition se sont élevées, parlant d'abandon du territoire ou encore d'abandon de poste (les communiqués du groupe écologistes et citoyens ici et celui du PS et des écologistes ici), Bruno Retailleau justifie son départ par un "message aux ligériens". dans lequel il sginifie qu'il donne sa confiance à sa vice-présidente Christelle Morançais, pour devenir la 1ère présidente des Pays de la Loire. Son message



"Comme vous le savez, la loi me donne l’obligation de choisir entre mon mandat de Sénateur de la Vendée et celui de Président de Conseil régional des Pays de la Loire.
Après plusieurs semaines de réflexions et de consultations, j’ai décidé de poursuivre mes fonctions parlementaires et je tenais à vous faire part des raisons qui m’ont conduit à faire ce choix, vous qui avez majoritairement choisi notre projet lors des dernières élections régionales.

Un choix qui pour moi, est d’abord un choix contraint.

En effet, j’ai toujours considéré que l’articulation d’un mandat national et d’un mandat local constituait pour nos concitoyens la garantie d’être représentés par des élus enracinés, guidés d’abord par l’intérêt de leurs territoires plutôt que par des intérêts partisans. En fragilisant cette articulation au moment même où la fracture territoriale déchire notre tissu national, je crains que notre démocratie y perde en proximité et en efficacité.

Mais malgré mes réserves à l’égard de cette règle, je suis naturellement respectueux des lois de notre République et j’ai donc dû choisir en conscience, avec un seul critère : déterminer là où je serai le plus utile à mon pays, ma région et mon département.
Choisir de rester Président du Conseil régional eut été un choix exclusif, ne me permettant plus d’être parlementaire, Président du groupe majoritaire au Sénat, et donc de peser à Paris sur les grandes décisions qui engagent l’avenir des Pays de la Loire, comme je crois l’avoir fait sur un certain nombre de dossiers majeurs: l’obtention auprès du Gouvernement de la renégociation du contrat de plan Etat-Région sur le désenclavement ferroviaire ou la téléphonie mobile, le lancement des études pour la réalisation des nouveaux franchissements de la Loire ou même le combat que j’ai mené pour préserver l’ancrage de STX dans notre région.
A l’inverse, demeurer parlementaire me permet de continuer à servir les Ligériens à la Région, en tant que conseiller régional puisque la loi m’y autorise, mais aussi au Sénat, auprès des grandes institutions de notre République.

C’est un fait : malgré les différentes lois de décentralisation, notre pays reste encore très centralisé, trop dépendant de décisions souvent déconnectées des réalités sur le terrain. Plus que jamais, il est nécessaire de mener au niveau national le combat pour une véritable démocratie locale.
Ce combat, j’ai donc décidé de le poursuivre au Sénat, au sein de cette assemblée qui assure une fonction essentielle de représentation des territoires et qui, après les élections présidentielles et législatives, va constituer le seul pôle d’équilibre institutionnel, équilibre indispensable à toute démocratie sereine.

Par ailleurs, en choisissant de demeurer Sénateur de la Vendée, j’ai choisi de privilégier mon enracinement et à travers lui mon engagement auprès des Vendéens que je sers depuis près de 30 ans.
J’ai une dette à l’égard de ce département qui a façonné l’élu que je suis. Cette dette, je veux continuer à l’honorer.
Naturellement, cette décision constitue un arrachement. Elu conseiller régional en 1998, tête de liste aux élections régionales de 2015 puis Président de la Région, j’ai construit, avec d’autres, une majorité composée d’hommes et de femmes de qualité, partageant au-delà des étiquettes politiques une même vision des Pays de la Loire.
Ce choix, je le fais cependant en toute confiance car c’est un choix serein autant qu’un choix d’avenir.

Depuis son élection, la majorité régionale a déjà impulsé la quasi-totalité des grands engagements sur lesquels nous avons été élus par les Ligériens. De l’adoption du pacte régional pour la ruralité à la nouvelle stratégie économique de la Région, en passant par le plan de relance de l’apprentissage, le schéma routier régional, le nouveau plan santé, la feuille de route pour la transition énergétique ou la nouvelle politique culturelle du Conseil régional, nous avons posé les bases du projet pour la mandature. A chaque fois, j’ai voulu que nous agissions avec réactivité et efficacité. Je crois que nous avons été à la hauteur de cette exigence, même si naturellement, beaucoup reste encore à faire.

Par ailleurs, la majorité régionale a émis collectivement le souhait que Christelle Morançais soit candidate à la présidence de notre Région. Vice-Présidente du Conseil régional en charge de l’emploi et de la formation, dirigeant une entreprise de 350 salariés et élue de terrain, Christelle Morançais est une battante, c’est une femme qui connait les réalités concrètes vécues sur nos territoires. Issue de la société civile, appartenant à une nouvelle génération d’élus, elle incarne pleinement le renouvellement que beaucoup d’entre vous attendent et ont exprimé lors des derniers scrutins. Christelle Morançais a toute ma confiance pour devenir la première Présidente de la Région des Pays de la Loire. Je ne ménagerai pas mon soutien pour qu’elle puisse réussir sa nouvelle mission.

C’est pourquoi je serai à ses côtés, avec l’ensemble des élus régionaux, pour franchir cette nouvelle étape. J’assumerai pleinement la mission qu’il me revient désormais d’exercer, celle de Conseiller régional et de parlementaire ligérien, mobilisé pour faire entendre à Paris la voix des Pays de la Loire et porter les grands projets de développement dont notre région a besoin.
Je ne quitte pas les Pays de la Loire, pas plus que je ne quitte notre assemblée régionale. J’ai toute confiance dans les nouveaux talents et je servirai notre région autrement, avec la même volonté et le même attachement pour nos cinq départements.
Vous pouvez compter sur mon engagement et ma détermination."


Article du 09 septembre 2017 I Catégorie : Politique

 


6 commentaires :

09/09/2017 17:39:04 Commentaire de pito

c'est vrai qu'il est plus agréable et moins fatiguant de vivre à Paris ,à la cour du roi au milieu "des princes et des bouffons "que parmi les gueux de province,N'est'il pas?


10/09/2017 11:34:00 Commentaire de Bonne finalité

Après les multiples engagements de B. Retailleau et donc une expérience indéniable, se consacrer à son rôle de sénateur pourra être certainement bénéfique aux Pays de la Loire même s'il est certain qu'il manquera à ses partenaires dans ses fonctions de Président au conseil régional. Je ne vois donc aucun abandon puisqu'il continuera à servir ses concitoyens.


10/09/2017 15:22:17 Commentaire de François-Marie Arouet

Oui, Monsieur Retailleau, la décentralisation n'a pas servi à grand chose. La faute de l'Etat a été de se décharger sur de nouvelles castes politiques qui n'ont fait en réalité qu'accaparer les instances régionales offrant de lucratives fonctions. La décentralisation a-t-elle apporté un plus aux territoires ? C'est un vrai débat qui mériterait d'être lancé dans notre pays. Le citoyen lambda vit-il mieux aujourd'hui que ses ancêtres sous un régime centralisé ? J'en doute beaucoup. Il est vrai que, comme Voltaire, je préfère un pouvoir central fort mais éclairé à une multitudes de petits féodaux qui n'ont pas toujours le souci du bien public. Il faut revenir à la République "une et indivisible" ou alors marcher vers un vrai fédéralisme...avec le risque d'éclatement du pays et de paupérisation d'une grande partie de la population.


11/09/2017 17:33:39 Commentaire de le réponse

" déterminer là où je serai le plus utile à mon pays, ma région et mon département ", la réponse est nulle part.


20/09/2017 17:18:11 Commentaire de peuimporte

une place de sénateur est bien plus rémunératrice qu'une place de président de région. Vous y rajouter 5000 euros de frais sans justificatif et vous avez les motivations de cet homme


20/09/2017 17:28:00 Commentaire de peuimporte

mr rétailleau se dit contraint et émet des réserves sur la loi qui l'oblige à perdre 5000 euros par mois plus les avantages.


page-precedente

Ajoutez un commentaire à cet article :

 

Les commentaires ne seront pas corrigés.
Ceux comportant des mots grossiers ou portant atteinte à l'intégrité des individus n'étant pas publics ne seront pas publiés.
La courtoisie n'empêche pas la libre expression, nous vous rappelons aussi que le débat s'enrichit d'idées et non de critiques aux personnes.

 

(n'apparaîtra pas
sur le site)

(Email)


Si vous ne réussissez pas à mettre un commentaire, pensez à mettre votre navigateur internet a jour. Pour déposer un commentaire vous devez avoir javascript actif.

Me prévenir si un autre commentaire est déposé pour cet article.

Combien de pattes a un chat à trois pattes ?

 

Votre commentaire sera publié après modération.

 

 


Créez votre article ! ICI