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Session du conseil régional dun 17 mars : la majorité décroche de l'éducation et de l'économie

La prochaine session du Conseil Régional aura lieu le vendredi 17 mars prochain. Alors que la minorité de gauche , "la majorité n’a manifestement pas eu le temps de bien travailler le dossier de l’industrie du futur ainsi que celui sur le pacte éducatif régional (relire notre article), pour la minorité Ecologiste et Citoyen, "la majorité décroche de l’éducation" et concernant l'économie du futur, pour c'est "un plan flou au service de qui ?. Leurs communiqués



La majorité décroche de l’éducation

Deux plans en faveur de la jeunesse seront votés à l’occasion de la session du 17 mars 2017 : la
lutte contre le décrochage scolaire et le plan éducatif régional. Manque de concertation des élu-e-s, budgets réduits, exclusion de certains jeunes de ces politiques… La majorité devrait faire autrement!

Décrochage scolaire : surtout des effets d’annonce
La Région Pays de la Loire a été, entre 2010 et 2015, pilote dans la lutte contre le décrochage scolaire avec 80 % des 2400 jeunes suivis dans les dispositifs qui n’ont pas « décroché », ainsi qu’un taux de rupture des contrats d’apprentissage de moins de 10 %. Ces résultats étaient très positifs. La nouvelle majorité Retailleau affiche une grande volonté sur le thème du décrochage scolaire mais les moyens mis en oeuvre ne sont pas à la hauteur des ambitions. Sur les 18 millions d’euros d’affichés, 12 millions sont dédiés aux écoles de production : ce sont donc seulement 6 millions d’euros qui seront effectivement consacrés au plan de lutte contre le décrochage scolaire. Quels sont les projets nouveaux et quels crédits leur seront affectés ? Rien n’est précisé, l’opacité est de mise.
Par ailleurs, de nombreux jeunes sont exclus puisque le plan s’adresse aux jeunes à partir de 16 ans. Or, le décrochage commence dès le collège, vers 13/14 ans.
« De nombreux jeunes ne seront donc pas intégrés dans ce plan et pourtant, des dispositifs existent pour les soutenir. Contrairement à notre demande, le lycée expérimental de Saint-Nazaire qui accueille des élèves décrocheurs n’est pas non plus inclus dans le plan, c’est un précieux établissement qui est oublié. Le plan par ailleurs ne prévoit pas d’actions particulières pour les jeunes élèves porteurs d’un handicap, pour les jeunes étrangers ne parlant pas français, les mineurs non accompagnés. Les transports et l’hébergement des jeunes des territoires les plus éloignés doivent être soutenus par la Région » précise Franck Nicolon, coprésident du groupe Ecologiste et Citoyen.

Plan éducatif régional : quelle ouverture sur le monde ?
« La lutte contre les discriminations et le thème du développement durable ont disparu des projets d’actions éducatives de la majorité Retailleau. La lutte contre le racisme et l’homophobie, les inégalités hommes-femmes sont pourtant plus que jamais d’actualité ! Nous serons attentifs à ce que les nouvelles priorités de la majorité ne soient pas réduites à des projets idéologiques. Les projets d’actions éducatives doivent continuer à être un outil d’ouverture sur le monde pour les jeunes de notre région » commente Franck Nicolon. « Par ailleurs, la majorité tient toujours ce double discours : elle annonce de grandes priorités et des plans d’actions mais… avec un budget réduit. Celui des actions éducatives affiche une baisse de 14% par rapport à 2016 : encore une coupe masquée » poursuit-il.


Industrie du futur : un plan flou au service de qui ?

Le Conseil régional des Pays de la Loire votera en session, le 17 mars prochain, un plan en faveur de l’industrie du futur. En retard par rapport à d’autres régions, le plan ne propose aucune innovation majeure, aucun budget n’est annoncé et surtout, il ne prend pas en compte les enjeux pour préparer demain : les dimensions environnementales et sociales, ainsi que les impacts sociétaux sont ignorés . Sommes-nous face à un plan de destruction de l’emploi ?

Encore une opération de communication…
Faire voter un plan en session plénière sans budget pour le mettre en oeuvre, pourquoi faire ? Au mieux c’est en contradiction avec la volonté affichée de transparence de Bruno Retailleau et la démarche de certification des comptes. Exemple : impossible de discerner la part fléchée sur les PME/PMI ou les grands groupes et donc de savoir qui bénéficiera du plan. A quelques semaines des élections, est-ce plutôt une instrumentalisation de l’institution à des fins de communication ?

La dimension humaine et environnementale totalement oubliée
Dans le plan, aucune mention de l’écologie industrielle, l’économie circulaire, la transition énergétique, l’impact sur les ressources naturelles ni le climat. La majorité régionale cantonne le rôle de l’humain dans cette nouvelle économie, qui va bouleverser notre rapport au travail, à celui de
main d’oeuvre ou d’interface.
D’autres régions ont pourtant fait le choix d’une approche intégrée : les hommes, les femmes, la planète sont des enjeux identifiés et leur prise en compte dans les projets fait partie des critères de sélection. Certaines entreprises reviennent aujourd’hui en arrière et choisissent de redonner de la place à l’humain : c’est le cas de l’entreprise Toyota qui a décidé de remplacer des robots par des
hommes afin de gagner en efficience et en qualité (http://www.latribune.fr/entreprisesfinance/industrie/automobile/20140408trib000824186/toyotaremplace-les-robots-par-des-hommes.html)

Les impacts non évalués !
En fonction des études, on évalue entre 9 et 40 % la destruction d’emplois liés à la numérisation et l’automatisation dans les 10 ans. Une étude de 2015 annonce même un chiffre de 18% de chômage d’ici 2025 ! Ces réflexions sont totalement absentes du plan. « Le mouvement de numérisation et d’automatisation doit être gagnant-gagnant. Ce que propose Bruno Retailleau c’est de subventionner de grandes entreprises pour détruire des emplois, créer du mal-être au travail, et accentuer une société d’exclusion pour celles et ceux qui ne pourraient pas suivre » précise Sophie Bringuy, coprésidente du Groupe Ecologiste et Citoyen.



Article du 14 mars 2017 I Catégorie : Politique

 


1 commentaire :

14/03/2017 23:58:57 Commentaire de Jean

A noter que le titre de l'info éducation n'est pas une"info", mais la simple reprise du communiqué de l'opposition régionale, qui n'aime pas les "écoles de production".


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