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Session du Conseil régional du 17 mars : les élus de gauches secptiques sur la préparation.

La prochaine session du Conseil Régional aura lieu le vendredi 17 mars prochain. Selon la minorité de gauche, "la majorité n’a manifestement pas eu le temps de bien travailler le dossier de l’industrie du futur ainsi que celui sur le pacte éducatif régional (relire notre article). Ceci nous inquiète profondément pour la mise en œuvre de la politique économique et pour l’avenir que la Région dessine pour nos jeunes ligériens. Sur ce second point, nous assistons à un tournant idéologique très marqué, digne de la période des pensionnats du début du XXème siècle." Leur communiqué



Manifestement, la Région a davantage le temps de travailler sur le projet idéologique de François Fillon que sur la mise en œuvre de politiques ambitieuses qui répondent aux préoccupations essentielles des Ligériens : l’emploi et la formation.

Industrie du futur : un plan qui n’est pas à la hauteur des enjeux, Bruno Retailleau doit cesser de se disperser et reprendre sa copie !

La majorité régionale nous a-t-elle présenté la bonne version du rapport ? C’est la question que se sont posés les élus du groupe socialiste, écologiste, radical et républicain à la lecture du plan régional pour l’industrie du futur tant les manques sont criants.
Design et conception des produits, travail collaboratif à distance, créativité des salariés, internet des objets et internet industriel, réalité virtuelle, numérisation de la chaine de valeur, tous ces éléments clés de la révolution industrielle en cours sont oubliés, seul l’investissement – indispensable – dans la la robotique et la modernisation de l’outil de production est traitée dans ce document. Et que dire des questions sociales, énergétiques et environnementales totalement absentes ? De telles lacunes ne peuvent être expliquées que par l’absence totale de concertation avec les acteurs que nous avons pu constater.
Ce plan comporte très peu de nouveautés et valorise pour l’essentiel l’existant. Les mesures proposées ne sont pas mauvaises en soi mais doivent être ramenées à ce qu’elles sont : le volet 1 de ce que devrait être un vrai plan régional pour l’industrie du futur en Pays de la Loire. Nous déposerons un amendement en ce sens.
« Encore une fois, la droite régionale n’est pas au rendez-vous des mutations profondes que connaissent notre société et notre économie. Après avoir perdu plus d’un an à évaluer les projets de l’ancienne majorité pour finalement les confirmer, elle présente aujourd’hui un plan a minima alors que toutes les régions du monde accélèrent ! » explique Christophe Clergeau, Président du groupe. « Les Pays de la Loire sont jusqu’à présent une région d’excellence de l’industrie du futur avec notamment le pôle EMC2 et l’IRT Jules Verne, la majorité régionale doit se réveiller sinon son inaction va freiner les entreprises et notre région va prendre un retard dangereux pour l’avenir de l’emploi. »


Note d’orientation sur le pacte éducatif régional : Où est la version complète ?! Nous refusons une vision tronquée et réactionnaire de la citoyenneté

Cette note d’orientation est certainement un brouillon. C’est à se demander si la majorité ne s’est pas là encore trompée de version du document ! Car si ce texte est confirmé, nous assistons à un tournant idéologique très fort et à l’abandon de tout projet éducatif inscrit dans notre temps :
- Absence des thématiques sur l’Europe et l’international, sur l’environnement, sur la santé sexuelle, sur la lutte contre les discriminations, sur la promotion sociale, sur l’esprit critique, sur l’égalité hommes-femmes, sur les enjeux numériques, sur l’éducation aux médias. Seuls restent l’estime de soi, la lutte contre les addictions. Une vision bien restrictive de la citoyenneté !
- Il n’y a aucune prise en compte de l’environnement des jeunes. Il n’y a rien sur l’autonomie, sur l’accès à la santé, sur les transports, sur l’engagement associatif, sur l’ouverture à la culture, sur leur participation aux décisions. Pire, la Région a supprimé l’ordipass qui correspondait à un véritable besoin pour lutter contre la rupture numérique et suspendu le pass culture et sports.
« Si cette note se traduit par un pacte éducatif régional aux mêmes orientations, nous assisterons à un tournant politique majeur. La majorité ne prend pas en compte les enjeux majeurs actuels, a une vision étroite et donne le sentiment d’être repliée sur elle-même, dans une période qui appelle l’ouverture. Nous espérons que la Région va reprendre la main et intégrer des propositions utiles pour l’avenir des jeunes. Si elle est confirmée, cette politique devra être vigoureusement combattue », explique Aykel Garbaa, Conseiller régional et membre de la commission « Education et lycées, orientation et lutte contre le décrochage, civisme ».

Lutte contre le décrochage : il faut aller plus loin !

Depuis le début du mandat, nous demandons à la majorité de se saisir des questions de lutte contre le décrochage scolaire. On nous avait promis un texte ambitieux, nous obtenons un plan aux bonnes intentions mais sans réels moyens :
- De nombreuses mesures ont déjà été votées dans l’ancien mandat et dans la première année de celui de Bruno Retailleau. Sur les 18,5 millions d’euros annoncés, il apparait que seul un million correspond à des mesures nouvelles.
- Une fois n’est pas coutume, la majorité prend le sujet « par le petit bout de la lorgnette ». Pour elle, l’apprentissage est LA solution pour tous les jeunes décrocheurs, sans parler de formation tout au long de la vie. Pourtant, les jeunes dans cette situation ont besoin d’avoir un suivi et d’avoir plusieurs solutions à portée de main.
- La Région intègre des mesures déjà votées dans le cadre de la nouvelle politique de formation professionnelle et du plan de relance pour l’apprentissage. Ce qui n’est pas écrit dans le plan pour le décrochage scolaire, c’est le coup de rabot dans les budgets de la formation professionnelle de 66 millions d’euros entre 2015 et 2017. Par ailleurs, la majorité intègre la subvention de 1,4 millions d’euros aux millions locales. Evidemment, elle ne précise pas dans le texte qu’elle a baissé de 10% la subvention à l’union régionale des missions locales !
« Même si les intentions sont bonnes, le compte n’y est pas ! On ne peut pas afficher une ambition à renfort de communication, sans se donner les moyens de le faire ! Il est troublant de voir que Bruno Retailleau ose parler de la formation professionnelle alors qu’il a supprimé les crédits pour la formation de plus de 6 000 demandeurs d’emplois ! » explique Maï Haeffelin, Conseillère régionale membre de la commission « Education et lycées, orientation et lutte contre le décrochage, civisme »


Article du 14 mars 2017 I Catégorie : Politique

 


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