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Frédéric Mortier voit dans le Brexit un thème de la présidentielle

Notre article du 10 mars, dans lequel nous signifions que malgré le Brexit les Anglais étaient toujours là en Saumurois (relire ici), a suscité la réaction du maire de Longué-Jumelles, Frédéric Mortier. Nous avons hésité à publier son texte au nom de l'équité et de l'équilibre du temps de parole d'autant que nous lui laissons régulièrement nos colonnes. Dans un second temps, nous sommes dit que, si on pouvait ne pas être en accord, sa pensée nourrissait le débat et que cette expression pourrait donner envie à d'autres personnages politiques locaux de prendre une tribune dans le Kiosque. Un moyen d'échanger et de mieux connaître la pensée de nos responsables locaux. Sa tribune...



Le Brexit est une belle opportunité économique pour les Anglais !

"Très intéressant votre article sur « les Anglais toujours là malgré le Brexit ». Très intéressant, car il pointe du doigt ce qui devrait faire l’objet essentiel du débat économique de la présidentielle actuelle. Il s’agit de la politique monétaire, en l’occurrence dans votre article de la dévaluation de la Livre Sterling et ses conséquences. Car il faut aller beaucoup plus loin que ce que nous proposent aujourd’hui des médias qui nous avaient fait croire que ce Brexit était une catastrophe annoncée. Il faut écouter ceux que l’on appelle « les souverainistes » souvent jugés à tort pour leur discours anti-euro alors que ce qu’ils réclament d’abord c’est de reprendre la main sur la Banque Centrale Européenne et d’en faire à nouveau un outil utilisable par les politiques.
En économie, s’il est possible de prévoir des tendances macro-économiques à court terme, c’est beaucoup moins le cas pour ce qui est des évolutions financières qui restent imprévisibles. C’est ce que l’on appelle la théorie de l’efficience des marchés. Et quand on sait comme aujourd’hui combien la finance a pris le pas sur l’économie réelle, on ne peut qu’être dubitatif sur la volonté réelle de nos institutions financières de vouloir sortir notre économie de son marasme (chômage, croissance et commerce extérieur).
Il est bon de rappeler que ce qui dominait en Europe avant le Brexit, comme d’ailleurs à chaque scrutin Européen, n’était qu’une simple incertitude du lendemain. C’est justement cette incertitude qu’il faut affronter lorsque l’on souhaite retrouver la souveraineté de son pays, ce que ne savent pas faire nos soi-disant élites. En Angleterre, même la réaction des marchés a été contrôlée et depuis le vote les bourses Anglaises ont retrouvé leur niveau antérieur.
En réalité et votre article y fait référence, le seul phénomène observé est la livre sterling qui a été dévaluée. Or sur les 40 dernières années, parce que les Anglais ont eux fait le choix de conserver leur monnaie, on s’aperçoit qu’une dépréciation de la livre sterling impacte à chaque fois positivement leur PIB donc le niveau de création de richesse du pays. On sait même qu’une dévaluation de 10 % de la livre sterling engendre entre + 0.25 % et + 0.30 % de croissance par trimestre, soit plus d’un point par an ! Autrement dit, la dépréciation de la livre est un accélérateur important de la croissance.
On voit bien tout l’intérêt de cette dévaluation que notre chère Banque Centrale Européenne ne veut pas voir, car elle appauvrirait tous nos déjà riches banquiers Européens. Le système financier tient l’outil pour lui-même au mépris de l’intérêt de notre pays.
En conclusion, l’avantage que l’on peut tirer de sa monnaie lorsqu’on est capable de la contrôler, c’est un choc positif de croissance, le contraire des politiques d’austérité salariales que l’on nous impose depuis l’euro. Si le Royaume-Uni tire vraiment profit de cette situation, gageons que les effets sur la pensée de nos chères élites s’en trouveront modifiés. Les souverainistes auront eu alors raison bien avant les autres et les regrets seront nombreux."

Frédéric Mortier – Professeur d’Économie – Diplômé de Sciences-Politiques


Article du 13 mars 2017 I Catégorie : Politique

 


21 commentaires :

13/03/2017 11:03:50 Commentaire de Bernard HENRY

Merci au Kiosque de publier cette pensée originale et construite et d'inviter élus et candidats à prendre la tribune que vous leur offrez. Vous permettrez d'approfondir les débats en sortant des clichés et petites phrases qui assourdissent la communication politique. Très bonne idée. Bravo.


13/03/2017 11:58:04 Commentaire de Astérix

Je pense que l'Europe aura du mal à continuer d'exister en cas de sortie de la France. Il s'en suivrait une vague de pays qui reprendrait leur souveraineté monétaire. Il deviendrait plus avantageux de sortir de l'euro plutôt que d'y rester d'un point de vue compétitivité.


13/03/2017 14:46:51 Commentaire de Charles

C'est une bonne chose que Saumur Kiosque laisse la parole aux élus continuez. Une analyse réaliste de la part de ce maire. Merci de nous faire part de vos avis. Bonne journée.


13/03/2017 17:48:46 Commentaire de Jean quentin

Je désespère de voir que la seule solution avancée par De nombreux politiques resterait La d'évaluation. C'est la défaite du faible pratiquée en France depuis La nuit des temps. Mettons nous au travail comme La Suisse prenons une retraite méritée comme les européens du nord faisons l'égalité des retraités entre privé ét public. Ne flinguons pas le CAPITAL investi dans le long terme ét on gagnera sur le long terme. Libérons les entreprises des contraintes ubuesques qui nous freinent et nous n'aurons plus besoin de l'arme de la dévaluation qui est La défausse du faible Un peu de nerf enfin! Voici ce qu'il faut faire


13/03/2017 17:51:51 Commentaire de Bertrand

C'est une escroquerie intellectuelle de prendre le cas GB / Brexit et de l'appliquer à la France... La GB n'a jamais été dans l'Europe de l'Euro. Elle a gardé la monnaie du Commonwealth, de la City et de sa finance : la Livre Sterling. En quittant l'Europe, c'est facile de laisser la Livre se dévaluer toute seule = c'est la "sanction" des autres financiers hors Livre. Pour l'Euro, qui est une oeuvre collective, chaque membre est solidaire des autres. C'est pourquoi la France, avec l'Allemagne, a le devoir de continuer à construire l'Europe et l'Euro, nonobstant les positions égoïstes et passéistes des souverainistes. Cela étant c'est bien de laisser la parole à du Mortier (on existe comme on peut...), cela finira dans du béton !


13/03/2017 18:09:39 Commentaire de GAY

Je ne crois pas que l'on puisse comparer la situation de la G.B. qui n'a jamais fait partie de la "zone euro" et celle de la France qui, elle, en fait partie (exemple: la G.B. achetait son pétrole en LIVRES avant le BREXIT et continuera à la faire après. La France achète, actuellement, son pétrole en EURO. Après sa sortie de la zone Euro, elle le payerait en N N FRANCS à la valeur incertaine). Monsieur MORTIER est bien le seul "économiste" à prétendre que l'inévitable dévaluation du "nouveau nouveau franc" soit une bonne chose pour les français.


13/03/2017 19:11:42 Commentaire de MP

Les Anglais ils ont toujours profité des avantages et refusé les inconvénients sans faire partie de l'Euro. Et là en plus ils veulent négocier avantgeusement pour eux, arrêtons !!!! Et puis ne pourrait t'on pas ouvrir une page kiosque spéciale à Mr Mortier qui monopolise beaucoup de sujets, qui a des avis sur tout et qui sait tout mieux que tout le monde.


13/03/2017 20:10:47 Commentaire de François-Marie Arouet

Bravo, M. Mortier, vous avez le courage de dire des vérités qui sont souvent taxées de "populistes" par toutes les crapules capitalistes européennes qui s'engraissent à Bruxelles sur le dos des peuples. L'euro n'a profité qu'aux riches, passés du côté des mondialistes, et a appauvri les plus faibles qui n'ont pas le loisir, avec cette monnaie soit disant européenne, d'acheter de luxueux appartements à Bruxelles, d'installer leur entreprise en Irlande ou en Slovaquie ou d'ouvrir des comptes au Luxembourg. Par ailleurs, et quoi que disent les prétendus experts, si la France s'en va, tout le système s'écroulera. Aussitôt, la Grèce, qu'Hollande a voulu maintenir dans la zone euro, en sera éjectée puis l'Espagne, l'Italie et le Portugal, qui ont tant souffert de la dictature financière de Bruxelles et de Berlin, en sortiront également. L'euro redeviendra ainsi clairement ce qu'il est, ce qu'il a toujours été : une monnaie de reconquête économique à l'usage exclusif de l'Allemagne. Il faudra alors,devant cet effondrement général, reconstruire l'Europe sur trois piliers : une Cour arbitrale pour résoudre pacifiquement tous les conflits territoriaux ou commerciaux entre les Etats européens, un Bureau de grands projets fédérateurs à l'échelle continentale (réseaux autoroutiers et ferroviaires, assistance aux agricultures en déshérence, action déterminée pour la préservation de l'environnement, etc...), une Alliance culturelle pour défendre les valeurs humanistes d'une Europe qui s'étend en réalité de l'Islande luthérienne à la Russie orthodoxe, "de l'Atlantique à l'Oural", donc, comme aurait dit un certain général...


13/03/2017 21:46:54 Commentaire de Astérix

Plus personne ne veut de cette europe, soit il faut la réformer mais il faut l'accord de tout ses membres ou soit il faut la quitter. Pour les pro européistes, il n'y a que 3 pays européens qui ne sont pas membre de l'union européenne : la Norvège, l'Islande et la Suisse. Pas les plus mauvais en terme économique.


13/03/2017 23:48:45 Commentaire de guy bertin

La tentation du retour au franc? Il nous permettrait de dévaluer notre monnaie, de relancer la croissance, l'économie, faire baisser le chômage, donner du travail à tout le monde et l'affaire serait réglée aussi facilement et sans aucun effort ni d'effet sur notre quotidien. Il suffisait d'y penser et de le faire. Nous comparer à la GB et son brexit est difficile car ils n'ont pas eu à changer leur monnaie et ils ont un avantage que nous n'avons pas: ils maîtrisent leur dette qu'ils détiennent. Les négociations qui s'engagent avec la communauté européenne sont loin d'être abouties ( sans compter sur les conséquences locales avec l'Ecosse qui propose un référendum pour rester dans la zone euro...). La France n'est pas comme les USA, le Japon, la GB ou même l'italie. 70% de notre dette (2200 milliards d'euros) est détenue par des fonds d'investissements étrangers qui cherchent soit de la rentabilité à court et moyen terme, soit de la sécurité car notre pays est encore une valeur sûre capable de rembourser, tant qu'elle reste dans la zone euro. Demain nous retrouvons le Franc par esprit souverainiste pour tout contrôler comme dans les années 70 ou 90. Sauf que le monde a changé. Dévaluer de 20 ou 30% notre monnaie par rapport à l'euro, aurait des conséquences importantes. On ne pourrait plus rembourser notre dette, et nous deviendrions un pays isolé et à risque pour tout ceux qui voudraient nous prêter de l'argent et donc les taux (aujourd'hui quasi nul) deviendraient vite très élevés. La solution serait de demander à la Banque de France de sortir la planche à billet et faire des emprunts sur l'épargne des français, qui auraient ainsi de moins en moins de valeur et avec des taux qui deviendraient insupportables. Autres conséquences majeures seraient le coût des matières premières à importer (pétrole, produits de base pour notre économie, produits alimentaires, automobiles....) que nous achèterions très cher avec notre faible monnaie. Les entreprises françaises se battent aujourd'hui pour vendre sur les marchés internationaux des produits avec une forte valeur ajoutée, donc si on achète cher la matière première et qu'il faut vendre à un prix compétitif à l'export, ce sont donc ceux qui font le travail qui devront avoir des salaires les plus contenus (bas?). Avec le coût de la vie qui augmente, cela deviendra de plus en plus compliqué.... Comment des capitaux étrangers pourraient venir investir en France dans ces conditions? Comment les français qui ont des capacités d'investir resteraient dans un pays qui se dégradent? Les grands gagnants seraient ceux qui possèdent une monnaie forte ( l'Euro est une monnaie encore forte) et qui viendraient en France passer des vacances à "pas cher", c'est vrai que nous avons un beau pays! Dans un monde qui a énormément changé, il faut que la France redevienne forte dans une Europe forte qui doit s'imposer à l'échelon mondial, ne pas laisser les américains, les russes, les chinois se partager les marchés et les influences diplomatiques. L' alliance Germano-Française doit reprendre la main sur notre destin européen et notre place dans le monde. L'Europe est absente depuis plusieurs années sur des sujets majeurs diplomatiques, sur des projets de relancent économiques internes, et elle n'est plus prise au sérieux, elle n'est plus un partenaire de décisions .... Le replis sur soi, l'illusion de souverainisme est une trajectoire séduisante quand on est perdu, car elle fait référence à notre passé glorieux,et qui n'existe plus! Nous sommes dans le troisième millénaire, ouvert sur le monde entier, il nous appartient de le réinventer, de le réfléchir ensemble avec les valeurs qui nous unissent et qui fondent notre république, il faut comme dit Jean Quentin, faire les efforts nécessaires, les efforts partagés et donner du sens à nos actions.


14/03/2017 04:48:50 Commentaire de Bertrand

Bravo, Monsieur Bertin, pour votre argumentaire sérieux et bien documenté. C'est autrement plus convaincant que les diatribes souverainistes.


14/03/2017 07:30:34 Commentaire de debout la france

pour répondre a m bertin du pétrole on en a plus besoin les voiture pourrais être refabriqué en France et on pourrais réouvrir les fondri qui on fermé et le capitaliste on en a pas besoin sella tu le travaille humain pour toujours plus de profit et les banque comme vous dite ne prête plus aujourd'hui car elle ne font plus de profit sur les près


14/03/2017 14:47:35 Commentaire de seb

Pourquoi s arreter a revenir au francs alors qu en ancien francs 1524 euros c est un million ?2 mois de smic hop millionnaire .meme construite en France les voitures tournent au petrole donc je ne comprend pas le commentaire precedent .


14/03/2017 15:14:08 Commentaire de ronan

Dans quelques années la banqueroute et tous vont vouloir sortir de l euro.


14/03/2017 16:30:58 Commentaire de debout a france

pour seb on peux roulé a l'eau ou a l'élétrisité aujourd'hui il faut le vouloir mais les politique touche du fric avec les industrie du pétrole alors il font tout pour pas que la tècnologi avance


14/03/2017 21:05:12 Commentaire de @ guy bertin

vous écrivez : "La France n'est pas comme les USA, le Japon, la GB ou même l'italie. 70% de notre dette (2200 milliards d'euros) est détenue par des fonds d'investissements étrangers qui cherchent soit de la rentabilité à court et moyen terme ...." il est bien là le problème de la france : comment va t'on faire pour rembourser aux investisseurs étrangers une dette qui s'élève à plus de 30 000 euros par français ?? elle n'est tout simplement pas remboursable , le critère de 3% d'endettement annuel est une énorme bêtise puisque cela provoque de plus en plus de d'endettement!! que l'on soit européen ou pas , un jour où l'autre , cela va clasher quand les investisseurs vont se réveiller car des taux d’intérêt aussi anormalement bas vont remonter pour une question de rentabilité et profit bancaire tout simplement ... et là , la France deviendra comme la Grèce , exsangue ...


14/03/2017 23:49:45 Commentaire de Tonton Pn'iouf

Brexit est un gros mot, et depuis le choix du Peuple Britannique nombreux tenors de notre monde politique ne cessent de nous envoyer de la fumée afin que nous les laissions faire leur petite cuisine. Je remercie Monsieur Mortier de nous présenter un regard clarificateur et honnête sur cette Europe à laquelle j'ai adhéré fortement, jusqu'au moment où, en fin de siècle, des esprits bienveillants ont tenté de nous faire croire que l'Europe était l'Euro, que la France et l'Allemagne en étaient les leaders, et que si nous ne sommes pas pour cette Europe, nous sommes rétrogrades et condamnés à disparaître. Ils vivent bien nos politiciens de Bruxelles, ils s'évertuent pour garder leur place et ce n'est pas un mensonge de plus qui les dérangera. Il convient d'analyser avec rigueur économique ce que signifie cette sortie: 1- Si nous dévaluons, nous exporterons plus. Nos importations seront comparativement plus chères, nos exportations seront boostées par des prix plus attractifs. N'a-t-on pas souhaité que la Chine réévalue sa monnaie? 2 - Si les produits étrangers deviennent plus chers, nos produits Français seront plus attractifs pour notre marché national. 3- Notre monnaie aura la valeur d'un équilibre économique 4 - La dette: Parlons-en! Vaut-il mieux une dette plus chére que nous pouvons payer par une balance positive ou une dette "moins"chère qui ne cesse de s'amplifier puisque nous ne sommes pas capables d'exporter suffisamment? Ne nous laissons pas impressionner par les prédictions de catastrophe, ne nous laissons pas culpabiliser par leurs termes de "populiste", restons clairs dans notre tête et dans nos choix. Plus de compétitivité, c'est plus de production et plus de monde au travail et cette perspective me convient bien.


15/03/2017 08:54:27 Commentaire de pierre gregoire

le Royaume uni n est pas la France, il a conservé sa monnaie et a plus bénéficié des avantages de l Europe qu'il a contribué a son développement Ce pays a toujours préféré" le Grand Large "disait Churchill et il le montre encore une fois de plus les conséquences pour le Royaume Uni de cette sortie ne seront visibles que dans quelques mois quand il aura réellement effectué son retrait de l Europe et nous verrons si ce "royaume" supportera l éventualité du départ des Ecossais qui sont plus clairvoyants et des Irlandais du Nord qui voient dans l Europe le moteur de réunification de l Irlande Les théoriciens à la petite semaine du "pré carré" souverainiste devraient y réfléchir et penser un peu plus que l 'Europe telle qu 'elle a été voulue par ses pères fondateurs est un gage de paix et de concorde entre les peuples Cette image a été peut être dévoyée en faveur des "économistes" et les oiseaux de malheur, adeptes du repli sur soi qui "quémandent" des subventions de l Europe tout en la critiquant à longueur de temps devraient s en souvenir Bonne journée a tous


16/03/2017 09:59:14 Commentaire de Tonton P'niouf

@ Monsieur Pierre Grégoire: Je crois bon de préciser que le Marché Commun fut défini par Messieurs Schumann, Monnet, leurs homologues des cinq autres pays membres sur l'expérience de la Communauté Charbon Acier et du Benelux. Sa perspective d'évolution était bien une Union Fédérale qui se serait définie vers les années 90. L'AELE réunissant la Grande Bretagne avec les Pays Nordiques n'avait qu'une vue sur le commerce. L'idée première s'est bien développée sous les présidences du Général de Gaulle et de Monsieur Georges Pompidou. La présidence de l'Atlantiste Monsieur Giscard d'Estaing a commencé à voir la bataille de l'"Europe Verte", où nos Agriculteurs ont été chargés de perdre leur autonomie et d'orienter leur savoir-faire au bon vouloir de technocrates et en échange de subventions. Le résultat est que nous pouvons constater. Avant l'Euro, nous avions une unité de compte qui s'appelait l'Ecu et qui reflétait une réalité économique basées sur des échanges réels. La situation actuelle n'a rien à voir avec ce que l'Europe devrait être d'après le bel idéal envisagé par les Pères Fondateurs que vous invoquez seraient certainement fort déçus de l'évolution où des Agriculteurs ne peuvent plus vivre de leur activité, où les population s'appauvrit au profit d'une caste de grandes fortunes, où notre pays a perdu le contrôle de ce qui reste de son industrie au profit des investisseurs étrangers, où chaque jours se perdent des Savoir-Faire importants, et où chaque jour notre endettement augmente au profit de ceux qui prélèvent bénéfices de notre productivité ou de notre commerce. Alors plutôt que de jouer l'économiste de comptoir, le grand prédicateur de la chute du Royaume Uni, l'oiseau de malheur qui accepte de quémander ce qu'on veut bien lui donner, regardez plutôt comment cela se passe dans votre pays, la France, ma France, dans Mon Europe. Et en toute cordialité, Bonne journée à vous.


17/03/2017 09:14:09 Commentaire de A TONTON P NIOUF

Pour la construction de l Europe je suis tout a fait d accord avec vous ,les souhaits de fédéralisme ont été dévoyés par le mercantilisme il ne faut pas confondre cependant la politique Européenne et la mondialisation a outrance. l Europe devrait être un moyen de se défendre contre la mondialisation et ses ravages...ce qui ,je suis d accord avec vous , n est pas le cas aujourd'hui A nous citoyens de faire en sorte que l'idéal des Pères fondateurs soit enfin une réalité Ce qui m attriste ce sont les critiques incessantes contre l 'Europe (Bruxelles) de la part de certains hommes politiques et de l'attitude de ces mêmes politiques qui émargent au parlement Européen ou mendient des subventions (l art de "cracher dans la soupe") Quand aux Anglais ,nous verrons bien comment ils vont négocier leur sortie, mais cette sortie, puisqu'ils l ont voulu risque fort pour eux de se payer au prix fort Le démembrement du Royaume Uni risque toutefois de devenir une réalité ... Bonne journée à vous


19/03/2017 17:05:39 Commentaire de Tonton P'niouf

@A TONTON P NIOUF Que certains coûtent en remettant en cause l'Europe, c'est effectivement attristant. Mais que dire de ceux qui coûtent en ne rien faisant et qui font tout pour que cela dure? Que dire du candidat qui parle d'en remettre une troisième couche? Et que dire des mensonges permanents sur la situation de l'Europe? Lors de la Constitution Giscard, tous nous soutenaient qu'il était possible d'en sortir, c'est à croire que personne n'en avait lu les conditions. Cela aurait été amélioré avec le traité de Lisbonne.. Alors il devrait-être facile pour la Grande-Bretagne d'en sortir, non? L'Europe c'est à la fois la vache à lait et la bonne raison pour les politiciens douteux. Nous protéger de la mondialisation? Mais qui nous fait cette mondialisation, qui fabrique l'endettement au jour le jour? L'Europe a-t-elle envisagé des lois anti-trusts, des mesures de taxation des bourses, une protection de nos activités économiques,... ? Il est plus facile de définir une limite le travail en hauteur à l'escabeau de trois marches pour les moins de seize ans. Nous avons pris la mauvaise voie, il faut s'en remettre. Je ne pense pas que ce principe nous oppose vraiment.


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