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POLITIQUE

Conseil départemental 49. Précarité menstruelle : "Nous ne sommes pas dans du confort"

En session du Conseil départemental de Maine-et-Loire ce mercredi 20 octobre, les élus sont revenus sur les moyens affectés aux collèges et de la pertinence de mettre à disposition gratuitement des protections périodiques. Alors que la majorité n'y est pas favorable, prônant le fait de fournir plutôt des protections réutilisables distribuées aux infirmières scolaires. les voix de la minorité se sont fait entendre. Notamment, Florence Lucas, pour le groupe "l'Anjou en action". Sa déclaration.

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Florence lucas, groupe L'Anjou en action


"Avant moi, d'autres personnes avaient porté ce sujet, délicat, tabou mais tellement important pour des milliers de jeunes filles. Un rapport de députés a même révélé que cette précarité touche environ 20 % des femmes.
Aujourd'hui, je veux parler des jeunes filles dans nos collèges. Il faut limiter l'absentéisme, l'exclusion sociale, les problèmes de santé liés au manque de changement de protection (infections…). Elles ont le droit, toutes, d'apprendre dans de bonnes conditions. C'est de notre responsabilité et c'est malheureusement une réalité aussi sur le terrain. Comme vous pouvez le voir, la précarité menstruelle a de nombreuses facettes : économiques, sanitaires et sociales d'inégalités entres les femmes et les hommes.
Mesdames et Messieurs les conseillers, un budget dédié de 20 000 € a déjà été adopté. Utilisons-le et surtout allons plus loin. Nous devons continuer à proposer, expérimenter, subventionner et adapter les réponses dans chacun des collèges. Nous pensons que les solutions envisagées sont parfois insuffisantes et c'est pourquoi nous vous proposons à nouveau l'installation de distributeurs de serviettes, positionnés dans les toilettes des filles, qui pourraient rentrer dans une démarche durable, et être réutilisables, ce qui permettrait également à toutes ces jeunes filles de pouvoir suivre une scolarité entière sans absentéisme. Ces demandes d'ailleurs émanaient des établissements car, pour eux, cette solution était la plus adaptée. Pourquoi ne pas leurs faire confiance ?
Pour conclure, je souhaite souligner que nous ne sommes pas dans du confort. C'est un produit de première nécessité, absolument indispensable au respect de la personne humaine."

1 commentaire :


Commentaire de Superdeg

21/10/2021 17:13:13

Le coût moins d'un paquet de cigarettes, on est arrivé à ce niveau, par contre pour l'incontinence, les diarrhées personne n'y pense et là c'est un autre coût



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