Mardi 07 Décembre
Saumur | Doué-la-Fontaine | Longué | Baugé | Thouars | Loudun | Chinon | Avoine | Bourgueil
VIE DE LA CITÉ

Edito de Michel Choupauvert. L'incendiaire enflamme la toile. Fallait-il s'étaler ?

Il a eu fort à faire mon collègue du Kiosque cette semaine à modérer les commentaires qui promettaient les flammes de l'enfer au présumé incendiaire de Brain sur Allonnes arrêté en ce début de semaine. Son nom était devenu un secret de polichinelle.. Sauf que la justice n'a pas révélé son identité... Et il y a une raison.

IMG


Il n'a pas fallu longtemps pour que le nom de l'incendiaire quitte les limites de sa commune natale, Brain sur Allonnes. Quelques heures après, son patronyme m'avait été donné et je suis allé visiter son profil Facebook de fond en comble. Ma curiosité était satisfaite. A la lecture de la page, je me suis rappelé, alors, un funeste souvenir d'une froide soirée de janvier 2013. Un jeune homme schizophrène avait poignardé sa mère dans un pavillon tranquille de Bagneux. Pour différents supports de presse, j'avais été frappé aux portes de ses voisins. Les propos recueillis m'avaient sidéré : "c'était une blonde qui recevait des hommes parfois le soir". "Il n'était pas rare qu'elle ouvre tard ses volets dans la journée", "elle ne parlait à personne, juste des signes de tête". Ils n'avaient pas été tendres les voisins procureurs de "faite entrer l'accusé". Même si je leur expliquais les circonstances du meurtre, l'idée d'un crime sexuel était sur toutes les lèvres.

Protéger la famille

En passant au Kiosque, mardi matin, le sujet a bien évidemment abordé. Faut-il faire une enquête de voisinage ? Aller recueillir des témoignages à Brain sur Allonnes pour alimenter le débat sur le Kiosque ? Décrire ce qu'on avait vu sur Facebook ? La conclusion a été rapide. Ce sera non. A la différence du meurtre de Bagneux, l'identité n'a pas été révélée pour protéger la famille et lui laisser le temps de se préparer, de s'éloigner et de se protéger avant d'affronter les débats du procès.

Dans la rue, on a demandé aux rédacteurs du Kiosque pourquoi ils n'avaient pas été plus loin. La réponse avait été préparée : les enfants ne méritent pas de se faire brûler en place publique par le retour de flamme des fautes avouées par leur père.

Michel Choupauvert

4 commentaires :


Commentaire de C'est très bien ainsi

25/09/2021 11:10:37

Nous n'avons pas besoin d'en savoir plus même si certains "savent tout". Et quand je lis que des enfants à l'école sont méchants, non, les enfants ne sont pas méchants mais certains parents le sont et donnent le mauvais exemple à leurs enfants. Les commentaires ont été modérés et c'était le mieux à faire. Courage à la famille et à ceux qui le peuvent aidez-les à surmonter cette épreuve.



Commentaire de Respect pour les enfants.

26/09/2021 11:05:41

Bien sûr qu'il ne faut pas en faire un livre, mais dans une petite commune tout ce sait .... et ça va vite....les enfants ça parle.... mais ça répète surtout ce qu'il entendent et quelques fois en déforment ce qui a été dit . Dans ces moments là l'important est de les aider et de ne pas les montrer du doigt.



Commentaire de A Juret

26/09/2021 17:07:50

Il est vrai que le Co ava fait des révélations sur le "présumé innocent" : famille d accueil , pompier volontaire , enfants qui font du pony game , qu il était facile de connaitre son identité. Par contre le kiosque a fait le job en filtrant des commentaires haineux. Mais maintenant que l on a dit çà, que faire , ce qui choque les Brainnois, c est la personnalité de l individu : Gentil , travailleur , serviable etc....Et l Humain , est toujours plus choqué quand c est une personne "ordinaire" qui comment des délits. Le suspect aurait été multirécidiviste , le choc aurait été moins rude.



Commentaire de Cabaret

26/09/2021 19:49:53

Bravo, il n'est pas nécessaire de divulguer le nom dans cette affaire. Malheureusement, le Courrier de l'Ouest ne s'est pas privé de faire le contraire dans son article sur la peine de mort en Maine et Loire, divulguant le nom d'un condamné, sans penser à ses enfants encore vivants. A l'époque, à l'école, l'instituteur nous avait prévenus qu'une roustée serait donnée à celui qui ferait allusion à la situation familiale de notre petit camarade, non responsable des agissements de son père.



page-precedente

Ajoutez un commentaire à cet article :

 

Les commentaires ne seront pas corrigés.
Ceux comportant des mots grossiers ou portant atteinte à l'intégrité des individus n'étant pas publics ne seront pas publiés.
La courtoisie n'empêche pas la libre expression, nous vous rappelons aussi que le débat s'enrichit d'idées et non de critiques aux personnes.

 

(n'apparaîtra pas
sur le site)

(Email)


Si vous ne réussissez pas à mettre un commentaire, pensez à mettre votre navigateur internet a jour. Pour déposer un commentaire vous devez avoir javascript actif.

Me prévenir si un autre commentaire est déposé pour cet article.

 


Votre commentaire sera publié après modération.

Pour faciliter la lecture des commentaires, la longueur des commentaires est réduite et le nombre de caractères est limité ? 600...

 

 


Créez votre article ! ICI



PUBLICITÉ
PUBLICITÉ