Mercredi 08 Décembre
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VIE DE LA CITÉ

La lecture de la presse par Julia : Un Président qui tape dans la fourmilière

Julia est une cinquantenaire, qui aime lire la presse, qu'elle soit sous forme papier pour ce qui est de la presse locale tous les matins, ou web tous les jours. Et chaque semaine désormais, elle nous fera part de ce qu'elle a relevé et l'a interpellé. Ce qui l'a marqué dans la presse cette semaine, c'est l'allocution du Président Macron : à 1 an de l'élection présidentielle, pour certains il fait preuve de courage, pour d'autres il essaie de sauver les meubles de son quinquennat. Revue de presse.

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« Un président qui y va fort »

« Un président qui y va fort », c'est le tire de l'édito de Stéphane Vernay dans le Ouest France du mardi 13 juillet. Tout d'abord il annonce « la vaccination obligatoire pour tous les soignants, notamment très largement, tous ceux qui travaillent au contact de personnes âgées et fragiles, puis l'obligation du pass sanitaire. (…) En conditionnant l'accès aux rassemblements de plus de 50 personnes et à tous les lieux de loisirs et de culture dès le 21 juillet, pour tous les plus de 12 ans, c'est tout le pays qu'il contraint, de fait, à s'engager dans la vaccination. » Et d'ajouter : « Les irréductibles ne lui pardonneront pas, mais le Président a tranché. Ses annonces à caractère sanitaire sont « bien plus musclées qu'attendues ». Dans le registre social, « l'ensemble de son propos en dit long sur les mois à venir. En confirmant qu'il ne renonce pas à la réforme des retraites et qu'elle passera nécessairement par une augmentation du temps de travail, puisqu'il ne veut la financer ni par une hausse d'impôts ni en laissant filer la dette, là non plus, il ne va pas plaire à tout le monde. Mais il y va franco. Et il nous donne le ton de la fin de son quinquennat. Il n'a manifestement pas l'intention de faire dans la demi-mesure. »

« Qui aura retenu ce qu'il a dit ? »

« Macron : un discours de campagne aussi », c'est le titre de la chronique de Matthieu Croissandeau sur BFM TV ce mardi 13 juillet. « Il aura fallu attendre le dernier paragraphe de son allocution pour avoir une ébauche de sa présidentielle que l'on peut résumer en 3 mots : Une France indépendante, une France conquérante, une France unie. » Et de faire le pendant sur son discours de campagne de 2017 : « je souhaite une France ouverte, une France confiante et une France conquérante. » Dans son analyse, le chroniqueur reprend termes pour termes : « Une France conquérante à la place d'une France ouverte : Cet apôtre de la mondialisation veut donner une sorte de gage aux souverainistes. Une France conquérante, le terme est restée avec cette idée que la nostalgie, il la laisse à d'autres, notamment ce « c'était mieux avant ». Il conserve donc le créneau progressiste, avenir, jeunes,... et pour lui la seule solution c'est de bousculer le système. Enfin, une France unie plutôt qu'une France confiante. Il reprend par là un slogan mitterrandien de 1988, un discours souvent utilisé pendant la pandémie (…) il s'est mis à danser sur sa jambe gauche, mais le reste de son discours porte de très larges accents de droite : travail, mérite, réforme de l'assurance chômage, réforme des retraites où il faudra travailler plus longtemps, suppression des régimes spéciaux, pas de hausse d'impôt ni de la dette, mais des économies de l'État,...C'est un discours que n'aurait pas renier François Fillon en 2017. » Et Matthieu Croissandeau de conclure : « Tout cela est bien beau, mais qui aura retenu ce qu'il a dit ! »

« Macron, un Président qui n'oublie pas d'être en campagne »

Dans sa chronique du 13 juillet dans Libération intitulée « Macron, un Président qui n'oublie pas d'être en campagne », pour Lilian Alemagna « le chef de l'Etat a prononcé ce lundi soir, plus qu'une simple allocution présidentielle. Il a fait un pas de plus vers sa candidature pour 2022. » Et d'analyser : « Y a-t-il pensé en choisissant la date du 12 juillet pour s'adresser aux Français, de façon solennelle, une huitième fois depuis le début de la pandémie du Covid-19 ? Emmanuel Macron a-t-il eu dans un coin de sa tête, ce lundi soir sur le Champ-de-Mars avec la Tour Eiffel en décorum présidentiel, les mots prononcés il y a cinq ans jour pour jour – soit le temps d'un quinquennat – dans un discours fondateur pour sa famille politique, celui de la Mutualité et de la présentation de son «projet». En 2016, lors de ce premier grand meeting, le futur chef de l'Etat n'était pas encore candidat. Simple ministre de l'Economie. Aujourd'hui, il est – officiellement – seulement président de la République. Pas candidat non plus. Mais, sauf accident, ce 12 juillet 2016 comme ce 12 juillet 2021 resteront pour Emmanuel Macron les démarrages de d'une campagne présidentielle. »

Bref, les éditorialistes et chroniqueurs sont unanimes, comme le résume Erwan Bruckert dans l'Express de ce mardi 12 juillet, suite à l'allocution du Président : « Emmanuel Macron s'est adressé aux Français ce lundi soir en basant son discours sur un triptyque clair : satisfaction, sommation, ambition. Le voilà en route pour 2022. »

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