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VIE DE LA CITÉ

Dossier. Pays de la Loire. Après un an de crise, quel est l'état du marché du logement étudiant ?

Après une année si particulière pour la majorité des étudiants, la question du logement étudiant redevient une préoccupation majeure pour la rentrée de septembre qui se fera à 100 % en présentiel selon le ministère de l'enseignement supérieur. LocService.fr, spécialiste depuis 15 ans de la location entre particuliers, publie une infographie pour illustrer le marché de la location étudiante dans le parc locatif privé.

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Cette analyse repose sur des données récoltées sur les 12 derniers mois : elle reflète donc ce qui s'est passé dans la région depuis la fin du premier confinement. L'effet le plus visible de la crise sanitaire sur le marché locatif étudiant est la réduction de la demande : on observe environ -15 % de demandes de logements étudiants par rapport à la même étude réalisée l'année dernière (-17 % au niveau national). Quelles en sont les causes ? On pense bien évidemment aux cours qui ont dû se faire en distanciel, provoquant le retour des étudiants chez leurs parents pour économiser le coût du loyer. Cependant, certains étudiants ont pu choisir de rentrer chez leurs parents sans résilier leur bail, par peur de ne pas retrouver de logement plus tard. D'autres, au contraire, ont préféré rester dans leur logement pour des raisons sanitaires. La mobilité globale des étudiants a été impactée, avec par exemple moins de stages ou de contrats d'apprentissage en raison de l'activité économique réduite et du télétravail. De plus, les échanges avec l'international ayant été fortement réduits, les étudiants étrangers ou ultramarins ont été beaucoup moins nombreux. Près de 60 % de ceux qui louent aux étudiants ont connu un départ prématuré de leur locataire. Cette diminution de la demande ne semble cependant pas avoir empêché les loyers de grimper dans la majorité des villes, contrairement à ce qui a été observé sur Paris.

60 % des étudiants préfèrent se loger dans un studio ou un T1

Sur les 3 567 demandes de locataires étudiants analysées dans les Pays de la Loire par LocService.fr, 60 % recherchent en priorité un studio ou un appartement T1 (une pièce). L'appartement avec une chambre (T2) est le choix de 20 % d'étudiants, plus aisés ou en couple. La chambre étudiante, indépendante ou chez l'habitant, recueille 5 % des recherches alors qu'un logement en colocation est plébiscité par 15 % des étudiants. En comparaison avec la même étude réalisée l'année dernière, on observe une légère hausse de la demande pour les T2 (qui passent de 18 à 20 %) au détriment de la colocation (qui passe de 17 à 15 %). L'impact de la crise sanitaire et l'envie d'un logement plus spacieux et indépendant sont sans doute à l'origine de ce constat, que l'on retrouve également au niveau national. Le budget moyen d'un étudiant dans les Pays de la Loire est de 529 €, inférieur à la moyenne française (603 €). En comparaison, ceux qui étudient en Ile-de-France prévoient un budget nettement supérieur, à savoir 771 € en moyenne.



80 % des recherches sont concentrées sur Nantes et Angers

Nantes capte 39,64 %des recherches d'étudiants dans la région, et Angers 38 %. L'écart de la demande entre ces deux villes se réduit (il était d'environ 3 points l'année dernière), mais globalement Nantes et Angers gardent à peu près la même part de la demande qu'en 2020. Les deux villes confirment ainsi leur forte attractivité au niveau régional. A noter aussi que 51 % des candidats locataires cherchant un logement dans les Pays de la Loire y habitent déjà. Ils ne changent donc pas de région. Parmi les 49 % restants, 10,7 % proviennent de Bretagne, 7,9 % d'Ile-de-France, et 6,7 % de Nouvelle-Aquitaine. Par ailleurs, 2,78 % des candidats locataires étudiants sont étrangers.

Comparaison des loyers moyens selon les types de biens

La chambre indépendante ou chez l'habitant reste la solution la plus économique pour l'étudiant. Une chambre en colocation est un peu plus chère mais permet de bénéficier d'espaces communs plus vastes. Offrant des services dédiés à leurs résidents, les chambres en résidences étudiantes privées ont des niveaux de loyers proches de ceux d'un appartement 1 pièce en location classique. En comparaison avec l'étude réalisée l'année dernière, les loyers charges comprises de tous les types de logements ont augmenté : +7,9 % pour les chambres, +5,2 % pour les studios, +7,4 % pour les T1, +6,8 % pour les T2, +7,7 % pour la colocation. Sachant que la majorité des étudiants recherchent en priorité un studio, il est intéressant de comparer les loyers charges comprises pratiqués pour ce type de bien dans les principales villes universitaires de la région. Nantes reste en tête des villes les plus chères et affiche une augmentation de +2,92 % par rapport à 2020. Elle est toujours suivie par Angers puis Saint-Nazaire qui affichent de fortes hausses de loyer : +5,77 % et +6,22 %. Cholet également voit ses loyers augmenter significativement avec + 6,08 %. A l'inverse, on observe une nette baisse à Laval avec -5,18 %.



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