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Saumur. Des lycéens de Duplessis-Mornay ont pu échanger avec un journaliste syrien réfugié en France

Ce mardi 30 mars, une soixantaine de lycéens de terminale du lycée Duplessis-Mornay de Saumur ont pu échanger sur la liberté de la presse et les conflits en Syrie avec le journaliste exilé Sakher Edris.

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Les lycéens ont échangé avec Sakher Edris.


Une soixantaine de lycéens en classe de terminale au lycée Duplessis-Mornay de Saumur a eu la chance d'échanger avec Sakher Edris. Ce journaliste exilé et réfugié en France après avoir fui la Syrie a échangé durant deux heures avec les jeunes ce mardi 30 mars 2021. « Ces lycéens ont choisi l'option Histoire Géographie Géopolitique et Sciences Politiques qui les destinent par exemple à des études de journalisme, de sciences politiques… C'est donc une chance pour eux de pouvoir échanger avec Sakher Edris sur son parcours », souligne Vincent Liothaud, professeur d'histoire géographie. Cette rencontre se déroule dans le cadre de l'opération nationale organisée par le Clemi (centre pour l'éducation aux médias et à l'information) et par la Maison des Journalistes, « Renvoyé spécial ».

« Des pressions constantes »

Le journaliste a retracé son parcours, et a expliqué avoir quitté la Syrie face à de trop grandes pressions. Il écrivait en effet des enquêtes allant contre Daech, le régime et critiquant même parfois les agissements et les façons de faire de l'opposition. « La population vit depuis des décennies dans la peur, les journalistes et tous les opposants vivent avec une pression constante. Que ce soit les extrémistes ou le régime syrien, s'ils peuvent vous tuer parce que vous dérangez, ils le feront. Torture, assassinats, menaces sont monnaie courante. Le gouvernement met une pression constante sur les journalistes critiques avec le régime, chaque démarche administrative que vous devez faire prendra plus de temps… », détaille Sakher Edris. Il est ensuite parti de Syrie pour se rendre à Dubaï pour continuer à écrire sur le sujet, mais avec un peu plus de sécurité et de liberté. Cependant, après quelques années, lorsque son visa arrivait à expiration, il n'a pu le faire prolonger : « c'est ce qui arrive lorsque l'on critique le régime. » Il décide alors de venir en Europe, et plus particulièrement en France.

Échanges sur la liberté d'expression et de la presse

La majeure partie de ces deux heures s'est déroulée sous forme de questions-réponses. Les jeunes ont ainsi abordé des thèmes comme la liberté d'expression, la fiabilité des sources, l'importance de la presse dans des conflits comme celui-ci qui se tient en Syrie et plus globalement l'information en temps de guerre. « Comment peut-on garder un regard objectif lorsque l'on est un journaliste qui s'oppose comme vous ? », demande une lycéenne. « Je suis de l'école qui pense que si tu peux faire quelque chose pour arrêter le crime, tu dois agir, plutôt que seulement regarder et raconter l'histoire sans intervenir. Par ailleurs, on peut être du côté de l'opposition et décrier ses méthodes parfois violentes et douteuses », explique-t-il. « Avez-vous eu peur lorsque vous étiez en Syrie ? », questionne un autre. Et le journaliste de répondre : « Bien sûr, et même ici en France. J'ai écrit contre Daech. Ils ne sont pas présents que dans le monde arabe. Les terroristes qui ont tué en 2015 en France, ils venaient de France, de Belgique. »

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