Dimance 02 Octobre
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VIE DE LA CITÉ

Les petites histoires d'Yves Cornet. Balade dans le Douessin

En cette période de crise sanitaire et de confinement la rédaction du kiosque vous propose de revivre un voyage. Un voyage dans le temps au travers de la collection de cartes postales d'Yves Cornet, qui compte pas moins de 2 500 pièces. Une jolie façon de redécouvrir le Saumurois et son histoire. Aujourd'hui, une petit balade dans le Douessin.

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Bien que ne collectionnant pas les cartes de cette ville, je possède bien sûr quelques vues intéressantes de la commune de Doué-la-Fontaine.
Les fontaines permettaient d'avoir deux bassins : un pour le lavoir et un pour les chevaux. Ils étaient face à face, de chaque côté de la route, la rue « des fontaines »…. Le lavoir est assez amusant lorsque l'on compare les trois premières cartes.





En fait Il s'agit d'une grande machine à laver commune dont le moteur est constitué des mains des lavandières qui se retrouvaient pour la lessive bien sûr, mais aussi pour bavarder (le bruit du moteur quoi !). Au fil du temps le confort va s'améliorer et un préau va être construit autour du bassin, pour les protéger du soleil et de la pluie … le grand confort quoi !!! Par contre, lorsque l'on compare les deuxième et troisième cartes… : quel dommage que d'avoir fait disparaître ce joli petit square pour le remplacer par ce bâtiment (le cinéma), nécessaire, certes, mais d'une architecture tellement laide ! Heureusement sa façade a été revue et corrigée.

De l'autre côté de la route, donc : l'abreuvoir pour les chevaux… le garage de l'époque en fait ! Et déjà en self-service… le petit square a, là aussi, disparu. Que de changements à cet endroit !



L'un des sites les plus célèbres de Doué est sans aucun doute, celui des arènes. Voici en quelques mots un résumé de leur histoire trouvée sur internet. « A la limite des territoires de Douces et Doué, les arènes ont été creusées dans la pierre coquillière. Ces arènes pourraient avoir été construites à l'époque mérovingienne ou carolingienne. Au fil des temps, elles furent utilisées comme auberge au 18éme, puis comme prison à la Révolution. En 1870, on y installa un dépôt de munition. Depuis 1959, sous l'impulsion de M. Begault, député et maire de la ville de Doué la Fontaine, des rosiéristes créèrent les Journées de la Rose. »
Cette vue prise au début du 20ème siècle, un jour de spectacle… (Ni la carte, ni le texte n'en disent plus) nous transmet une animation amusante.



La plus importante activité agricole de Doué la Fontaine a toujours été celle des pépinières. Voici ce que l'on trouve sur le site de l'Office du Tourisme de la ville : « La tradition veut que Doué-la-Fontaine soit devenue la « Cité des Roses » grâce au baron Foullon. C'est lui en effet, qui a créé la première pépinière, avec l'aide de son jardinier, Edmée Crespin Chatenay, qui n'était autre que le petit fils du jardinier de Louis XIV.C'est ce jardinier qui, après la culture des arbres fruitiers et d'ornement, dut se lancer dans la culture du rosier et ses enfants prirent la relève.Grâce à la douceur réputée du climat de Doué-la-Fontaine et à la richesse de ses sols, cette culture se développa considérablement.On compte aujourd'hui une trentaine de pépiniéristes dans la région de Doué la Fontaine, représentant plus de 45% de la production nationale. La ville de Doué-la-Fontaine et ses communes alentours sont ainsi considérées comme le 1er centre de production en Europe avec plus de 7 millions de rosiers produits annuellement. » Cette carte de la maison Pineau-Parage date des années 20. La seconde nous emmène dans les pépinières des mêmes établissements.




La gendarmerie était installée dans la « Goberderie », un bâtiment qui date de 1229… et par un pur hasard, la carte date de 1929… !



Le document suivant est un buvard édité par la maison Victor Chatenay et Cie (Eh ! oui un descendant d'Edmée Crespin, dont nous parlait, un peu plus haut le document de l'Office du Tourisme. Et Victor finira maire d'Angers). L'hymne aux vins d'Anjou (de Maurice Couallier) est, ma fois, reposant et poétique… : « car dans son vin léger l'Anjou fleurit encore ! Son vin, cristal où flotte impalpable de l'or, c'est – au cœur de l'hiver – du soleil qui flamboie ; c'est le blond élixir du rire et de la joie ; c'est la liqueur où dort la chanson des oiseaux, tout l'arôme des fleurs et la fraîcheur des eaux…. »… si après cela les verres restent vides…. !!!



Ces cinq vues du centre-ville : la rue Foulon (plus récente que les suivantes) ; le Champ de Foire, la Place Saint-Pierre, la Place de l'Hôtel de Ville (aujourd'hui place Jean Bégault) et la Place d'Orléans nous montrent que le centre, mise à part le circulation, n'a pas beaucoup changé.







La grande curiosité de la région reste, bien entendu, l'habitat troglodytique. Mais la particularité ici, est que les habitations sont creusées dans la pierre coquillière et non, comme le long de la Loire dans le tuffeau.



Dans la série de cartes postales « Nos coiffes angevines » voici le charmant bonnet Douessin.



Cette photo de la collection Vincent Imhoff (notre spécialiste des cartes des Ulmes) est amusante : il s'agit d'un monument floral édifié pour la commémoration annuelle du miracle des Ulmes ; … cependant avec la carte suivante : aucun doute, nous ne sommes pas aux Ulmes, mais à Doué la Fontaine.




Enfin pour terminer cette série sur le Douessin : à Cizay-la-Madeleine, le Prieuré du Breuil-Bellay avec la chapelle de Saint « Coqueluchon »… quel drôle de nom !



Yves Cornet

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