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Grippe aviaire : La LPO répond aux questions les plus fréquentes au sujet de cette maladie

Depuis plusieurs semaines, la France a placé plusieurs départements, dont le Maine-et-Loire, en « risque élevé » en raison de cas de grippe aviaire : Influenza aviaire. La LPO répond ci-dessous aux interrogations les plus fréquentes sur cette maladie.

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Après l'apparition de foyers en Russie et au Kazakhstan cet été, l'épizootie a récemment progressé vers l'ouest (Pologne, Allemagne, Hongrie, Roumanie, Pays-Bas, Royaume-Uni et Danemark), touchant majoritairement des élevages. En France, 46 départements français ont été placés en « risque élevé » d'introduction de la grippe aviaire, c'est notamment le cas en Maine-et-Loire (notre article). « La stratégie recommandée en cas d'influenza aviaire hautement pathogène consiste à éviter toute exposition au virus et à éradiquer la maladie. Elle repose essentiellement sur le diagnostic, l'hygiène, l'éducation et la quarantaine chez l'homme et sur la surveillance et les mesures d'abattage massif chez les animaux d'élevage », indique la LPO. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d'oiseaux, sauvages ou domestiques. "Les virus Influenza aviaires peuvent éventuellement infecter d'autres espèces animales comme le porc ou d'autres mammifères, dont l'homme. En revanche, la contamination inter-humaine est jusqu'à présent extrêmement rare", poursuit-elle.

Faut-il avoir peur des oiseaux sauvages ?

« Les oiseaux sauvages sont effectivement les hôtes naturels des virus grippaux, mais ils jouent un rôle mineur dans les mécanismes de propagation de ces virus du fait du caractère pathogène de ces derniers : l'extrême sensibilité des oiseaux sauvages infectés les empêche en général de se déplacer. Comme pour la plupart des autres virus, les flux de marchandises et d'humains sont autrement plus efficaces que les oiseaux sauvages pour faciliter la propagation des Influenza. Les souches de grippe aviaire sont le plus souvent relativement bénignes chez les oiseaux sauvages, alors que celles rencontrées chez les oiseaux domestiques élevés en batterie dans des conditions stressantes sont en revanche plus dangereuses. Avec une densité de population élevée, comme dans les unités d'élevage industriel et de co-élevage, le virus a la capacité de muter plus rapidement vers des formes hautement pathogènes. »

Que dois-je faire si je trouve un ou des oiseau(x) mort(s) ?

« Dans tous les cas, ne touchez pas les cadavres. Si plus de 3 oiseaux morts sont trouvés au même moment et au même endroit : contactez un agent de l'Office Français de la Biodiversité de votre département (https://ofb.gouv.fr/) qui vous indiquera la marche à suivre et relayera l'information à un correspondant du réseau SAGIR (Réseau national de surveillance sanitaire de la faune sauvage). En situation à risque épidémiologique modéré à élevé, comme c'est actuellement le cas dans 46 départements français, le seuil passe à 1 individu pour certaines familles d'oiseaux : les anatidés (canards, oies), rallidés (poules d'eau, foulques) et laridés (mouettes, goélands). Pour le cygne tuberculé, un seul cadavre est, partout et en tout temps, considéré suspect, du moins lorsqu'une cause évidente de mortalité n'est pas identifiée. »

Les appelants utilisés pour la chasse posent-ils un risque ?

« Les appelants sont des oiseaux, en général des canards, élevés par des chasseurs et utilisés pour attirer leurs congénères sauvages. Ces élevages ne sont soumis à aucune déclaration ni aucun contrôle sanitaire sous le seuil de 80 oiseaux. Or, il s'agit là d'une pratique à risque puisque ces oiseaux sont régulièrement manipulés et en contact avec les oiseaux sauvages, facilitant ainsi la circulation potentielle de virus entre le cheptel domestique, l'avifaune sauvage et la population humaine. La LPO, a d'ailleurs demandé à ce que les élevages d'appelants soient recensés et intégrés aux réseaux de surveillance. »

Quelles sont les précautions prendre si on élève des volailles chez soi ?

« Dans les départements placés en risque élevé depuis le 4 novembre 2020, au même titre que pour les élevages de professionnels, le ministère de l'Agriculture demande aux propriétaires de volailles d'appliquer à minima deux mesures afin d'éviter le contact des oiseaux d'élevages avec l'avifaune sauvage : Confiner les volailles ou mettre en place des filets de protection ; Exercer une surveillance quotidienne de vos animaux. »

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