Vendredi 03 Décembre
Saumur | Doué-la-Fontaine | Longué | Baugé | Thouars | Loudun | Chinon | Avoine | Bourgueil
VIE DE LA CITÉ

Viticulture : Face à la crise, les vignerons de Loire pensent à limiter les rendements

L'onde de la crise sanitaire atteint désormais la viticulture. Après le financement par l'Etat d'une grande campagne de distillation peu utilisée dans le Val de Loire, les interprofessions des vignerons ligériens réfléchissent à limiter les rendements. 45 hectolitres par hectare contre 60 habituellement sont envisagés à Chinon par exemple.

IMG


Déjà pénalisé depuis l'automne par les taxes imposées par les États-Unis, la crise sanitaire a eu des effets particulièrement négatifs sur le marché du vin, tant à l'export que dans l'hexagone. En France on estime à 700 000 hectolitres, dont 400, dans la région de Bordeaux les volumes qui pourraient être distillés. L'État finance à 58 €/hl pour les vins de France et à 78 €/hl pour les vins AOP et IGP. Cet apurement du marché ne semble pas suffisant pour tenir les marchés. Le Cognac, par exemple, estime avoir des besoins inférieurs de 10 % aux prévisions d'avant crise. Alors, les interprofessions pensent à limiter les rendements.

En Loire on va aussi limiter les rendements

En Val de Loire, les vignerons ne se sont pas orientés vers la distillation, mais les interprofessions réfléchissent à limiter les rendements et à intégrer une "réserve de volume" pour des années difficile, le VCI. Ce Volume complémentaire Individuel est un dispositif qui permet de prévenir les déséquilibres entre offre et demande, liés aux aléas climatiques par exemple en autorisant le vigneron à se créer une réserve qu'il pourrait réutiliser en cas de gel par exemple. Ce VCI ne rentre pas dans les stocks. Ainsi dans une appellation telle que le Saumur Champigny, le rendement préconisé pourrait être de 52 hl/ha avec une réserve qu'il reste à définir.

Baisse de a consommation

Outre les difficultés conjoncturelles liées à la crise sanitaire, les vignerons doivent faire face à une baisse de consommation des vins. En France, il était, par exemple de 100 litres par an et par habitant en 1970, il est désormais de 50 l. Les brasseries artisanales connaissent un très grand développement et prennent des parts de marché aux vignerons. Les modes de vie changent aussi. Le repas traditionnel évolue et les vins rouges ont désormais moins de succès que les vins blancs ou rosés. La crise dans le Bordelais en témoigne et les vignerons vont devoir s'adapter.

3 commentaires :


Commentaire de edouard f

23/07/2020 13:56:01

Et bien voila ,nous allons enfin aller vers du qualitatif et non du quantitatif.



Commentaire de Evin

23/07/2020 17:18:23

Jusqu'à preuve du contraire, la viticulture est plus forte que le coronavirus, puisqu'elle est responsable de 40000 morts par an en France, alors que le coronavirus n'en est pour l'instant "qu'à 30000 morts"!



Commentaire de yaya

23/07/2020 21:43:06

pauvre évin les morts c est qui trop abusé moi boire bon est trés bon pour la santé ca fait pas mourir sauvons nos viticulteurs ok



page-precedente

Ajoutez un commentaire à cet article :

 

Les commentaires ne seront pas corrigés.
Ceux comportant des mots grossiers ou portant atteinte à l'intégrité des individus n'étant pas publics ne seront pas publiés.
La courtoisie n'empêche pas la libre expression, nous vous rappelons aussi que le débat s'enrichit d'idées et non de critiques aux personnes.

 

(n'apparaîtra pas
sur le site)

(Email)


Si vous ne réussissez pas à mettre un commentaire, pensez à mettre votre navigateur internet a jour. Pour déposer un commentaire vous devez avoir javascript actif.

Me prévenir si un autre commentaire est déposé pour cet article.

 


Votre commentaire sera publié après modération.

Pour faciliter la lecture des commentaires, la longueur des commentaires est réduite et le nombre de caractères est limité ? 600...

 

 


Créez votre article ! ICI



PUBLICITÉ
PUBLICITÉ