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VIE DE LA CITÉ

Fontevraud. Le colonel Boireau laisse sa place au lieutenant-colonel Pern après deux ans au 2e RD

Ce jeudi 2 juillet 2020 se déroulera la passation de commandement entre le colonel Gaëtan Boireau, quittant le commandement après 2 ans passés à la tête du 2e régiment de dragons basé à Fontevraud et le lieutenant-colonel Thierry Pern, prenant sa suite.

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Le lieutenant colonel Thierry Pern et le colonel Gaëtan Boireau.


Ce mercredi 1er juillet le colonel Boireau faisait ses derniers cartons pour laisser place nette à son successeur. L'occasion pour le colonel de dresser un bilan de cette période qui fut unique pour le régiment qui fête ses quinze ans ce 1er juillet, en tant que régiment NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique). « J'aurais vécu deux années assez denses avec notamment quatre mois de folie en ce début d'année entre mars et juin », résume le colonel Boireau. En effet, le 2e RD, seul régiment d'appui contre les menaces NRBC de l'armée de Terre, oeuvre depuis le début de la crise sanitaire sur l'ensemble du territoire national, en métropole et en outre-mer, ainsi que sur la quasi-totalité des opérations extérieures, afin de lutter contre la maladie Covid-19. Cela s'est concrétisé par plus de 500 opérations de désinfection, dont de nombreuses sont toujours en cours. « Il a fallu envoyer des équipes dans le monde entier. À chaque fois, ce sont quelques personnes, de petites équipes. Comme je dis souvent, il est plus facile d'envoyer une fois 100 soldats que 10 fois 10 soldats », souligne-t-il.

La plus importante mobilisation


Cette crise sanitaire aura été pour le 2e RD la plus importante mobilisation depuis sa création. Jamais auparavant il n'y avait eu à envoyer autant de soldats pour une unique menace. « C'est aussi le caractère inconnu des missions qui a été compliqué à gérer. Nous ne connaissions rien du virus. Nous avons donc utilisé nos protocoles les plus restrictifs pour mener à bien nos missions (relire notre article) », précise le colonel Boireau. Le Régiment NRBC spécialisé dans la désinfection de véhicules a eu affaire à une large palette de machines : avions, bateaux, porte-avions nucléaires, aéronefs civils comme militaires… « Nous avons eu des missions très originales et cela a été passionnant, même si cela a nécessité une adaptation constante. On partait à chaque fois d'une page blanche », résume-t-il. Le colonel explique aussi qu'au début de la crise, il n'avait pas imaginé un tel déploiement : « On s'attendait à envoyer quelques équipes, pas plus de 50 personnes. Cela aura été dix fois plus. »

Un attachement fort à la région

Le colonel Boireau s'en ira donc ce 2 juillet pour un poste dans l'OTAN, dans le Moyen-Orient, toujours en tant que spécialiste NRBC. Le côté international ne lui changera pas beaucoup puisque le régiment de Fontevraud est habitué à travailler à l'international. « Tout le monde sait parler anglais ici, c'est essentiel », explique-t-il. C'est donc avec un léger pincement au cœur qu'il quitte cette région à laquelle il était particulièrement attaché : « J'ai été affecté trois ici j'y suis donc resté 6 ans, j'avais aussi fait 6 ans à la flèche et ma famille est basée dans le Maine-et-Loire. C'est donc une région ou j'aimerais vraiment revenir. Il y a aussi une dynamique locale très forte. Les gens veulent faire bouger les choses : élus, responsables des hôpitaux, du tribunal, les entrepreneurs… » Plusieurs entrepreneurs ont en effet donné à fonds perdu du matériel au régiment durant la crise. Toutefois se départ était bien dans l'esprit du colonel. « On est là pour deux ans et on le sait. Les chefs de corps changent tous les deux ans dans l'armée de terre, ce sont les règles. »

Une situation qui n'est pas inconnue

Il laisse donc la place au lieutenant-colonel Thierry Pern, dans un contexte certes compliqué, mais qui n'est pas tout à fait inconnu au remplaçant. Celui-ci vient en effet de l'État-major à Paris et était au centre de conduite des opérations en tant qu'expert NRBC. Un poste où il avait également remplacé le colonel Boireau. « J'ai vécu la crise avec un angle d'attaque différent, plus au niveau de la stratégie globale et interministérielle. Avec un peu plus de recul finalement », précise le LC Pern. Selon lui, cette expérience peut apporter un éclairage complémentaire sur la situation. Depuis une semaine, les deux hommes, qui se connaissent bien, travaillent ensemble et font progressivement un passage de témoin. Le LC Pern ne se dit donc pas vraiment inquiet : « C'est un travail de continuité qui est rodé. On travaille durant deux ans pour son successeur sur les projets à long terme, mais on doit aussi s'adapter aux situations d'urgence », conclut-il.

3 commentaires :


Commentaire de L'Ancien

01/07/2020 17:58:58

Félicitations "Jarod" ! Comme au bon vieux temps!...



Commentaire de Edj

01/07/2020 20:18:27

Bah moi j'ai mangé une pomme



Commentaire de Richard Féline

02/07/2020 10:17:41

Pourquoi les fonctionnaires ont des mains parfumées ? Car ils ont toujours les bras croisés



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