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VIE DE LA CITÉ

Sécheresse, plusieurs secteurs économiques touchés

61 départements sont concernés par des restrictions d'eau. Le Maine-et-Loire ne fait pas exception, il n'y a pas eu de gros épisodes pluvieux depuis le début du mois de juin. Cela à un impact sur de nombreuses activités économiques liées aux cours d'eau, et à la Loire notamment.

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L'année 2019 serait la septième année la plus sèche depuis 60 ans, avec des températures et des chutes de pluie loin des normales de saison. Pour aller plus loin, on peut même dire qu'il n'est pas tombé de fortes pluies depuis le mois de janvier. En effet, il est tombé près de 100 millimètres de moins que la moyenne, soit une différence de 25%.

L'agriculture impactée

Un record dont bon nombre d'agriculteurs se seraient bien passés. Cette sécheresse à des conséquences notables sur les sols et donc sur les récoltes. Et cela ne va pas s'améliorer dans les 10 prochains jours. En effet, les températures seront toujours autour des 25 à 31°. Les pluies sont donc plus qu'attendues. D'autant que la préfecture a annoncé par arrêté préfectoral vendredi 12 juillet une situation d'alerte appelant à la responsabilité des particuliers et des professionnels. Les agriculteurs utilisent l'eau des rivières, de la Loire notamment, pour irriguer leurs cultures, ils sont pour le moment autorisés à prélever l'eau et arroser seulement durant la nuit. Si l'eau continue à manquer, le département pourrait passer en « alerte renforcée », interdisant le pompage de l'eau des rivières. Le but de cette régulation étant de conserver un niveau et un débit minimal réservé aux ressources d'eau potable.

Les centrales nucléaires en surchauffe


Le long de la Loire se trouve une autre activité tout aussi impactée par la sécheresse, les centrales nucléaires. Comme celle de Chinon, qui utilise l'eau du fleuve pour refroidir ses réacteurs. Pour fonctionner normalement il lui faut pomper de grandes quantités d'eau, chaque réacteur prélève près de 50 m3 par seconde pour ses besoins en refroidissement. L'eau est ensuite rejetée à une température plus élevée. Le fonctionnement des centrales en été exige un débit suffisant, à savoir que si l'eau des fleuves et rivières est déjà chaude, il faudra en pomper une quantité plus importante pour refroidir suffisamment les réacteurs. Cela n'est pas sans impact, ce reflux engendre un réchauffement significatif des eaux et une augmentation des produits chimiques dans l'eau. En temps normal, les installations nucléaires sont autorisées à rejeter dans l'eau une certaine quantité de substances chimiques (bore, détergents, chlore, métaux, nitrates…). La chaleur favorisant la prolifération des amibes, plus de produits chimiques sont utilisés en été, notamment pour lutter contre la prolifération de parasites (légionellose...). Or en cas de sécheresse, la réduction du débit des cours d'eau fait proportionnellement augmenter la concentration de ces substances polluantes.

12 commentaires :


Commentaire de christophe f

17/07/2019 12:05:49

pas bonne année pour le mais.



Commentaire de Vicomte

17/07/2019 17:33:57

Il y a plus de 25 ans, j'étais encore au collège quand des profs nous ont parlé du manque prévisible des ressources en eau à l'horizon 2020. A l'époque, l'ensemble des difficultés que nous vivons actuellement étaient déjà clairement décrites par ces enseignants pourtant pas "experts" en climatologie. Rien n'a changé dans les pratiques et on continue à cultiver du maïs, grand consommateur de ressources en eau, sur les bords de Loire. Pouvoirs publics et profession agricole ont tardé à réagir et on se retrouve aujourd'hui dans l'impasse. Pourquoi toujours des visions à court terme ?



Commentaire de Toto

17/07/2019 21:41:21

Lamentable de mettre du mais sur des sables!!! Il faut revoir les cours d agronomie!!!



Commentaire de CB

18/07/2019 09:33:41

Sans vouloir être grincheux,cela n'empeche pas d'arroser la pelouse du stade des rives du Thouet, qui est magnifique à l'heure actuelle !



Commentaire de airpur49

18/07/2019 10:10:59

A Vicomte et Toto: A vous entendre, irriguer les cultures engendrent le manque d'eau, à priori ce n'est pas comme cela que ça se passe. Le manque d'eau serait plutôt la conséquence du réchauffement climatique engendré par les activités humaines et particulièrement celles rejetant du gaz carbonique (CO2) dont les voitures, les chauffages et les climatisations que vous n'utilisez pas puisqu'à vous entendre vous êtes exemplaires. Toute production végétale capte le CO2 de l'air dans un premier temps pour le transformer en carbone, base de notre alimentation.



Commentaire de Bertrand49

18/07/2019 15:25:01

Arroser la nuit...... Rouler un peu en campagne et vous verrez que certains n\'en ont que faire de mesures du préfet !!!



Commentaire de Vicomte

18/07/2019 16:06:02

@airpur49. Ce n'est pas le principe d'irrigation des cultures qui me pose problème, c'est le choix des cultures: le maïs n'est pas le plus grand consommateur d'eau, mais il en a besoin en période estivale où le stress hydrique est le plus élevé. Par ailleurs, le maïs produit en France sert principalement à nourrir des animaux et pour pour produire une calorie animale, il faut entre quatre et douze calories végétales. Pourquoi ne pas intégrer la météo au choix des cultures et éviter les plantes tropicales dans une région qui n'en a pas le climat?



Commentaire de Vicomte

18/07/2019 16:10:17

@airpur49: Je précise que je n'ai pas de clim et que j'essaie de m'adapter aux contraintes climatiques comme le faisaient les "anciens" (ouvrir le logement la nuit pour profiter de la relative fraîcheur et fermer les volets du matin au soir;...). Et en ce qui concerne le mode de déplacement, je n'ai malheureusement pas d'alternative crédible à la voiture pour me rendre sur mes différents lieux de travail.



Commentaire de Gauloise brune

18/07/2019 17:16:54

La ville de Saumur pourrait elle encourager les particuliers à avoir des citernes de récupération de l'eau de pluie afin de pouvoir continuer notamment à arroser les plantes des cours en période de raréfaction de l'eau ?



Commentaire de Airpur49

19/07/2019 10:32:53

À Vicomte. J’entends vos arguments et comprends votre raisonnement. Les cultures de maïs sont des cultures de semences utilisées par d’autres agriculteurs pour produire du maïs fourrage et maïs grain. L’ANJOU est une région historique de production de semences, semences qui sont aussi pour une grande part exportées. Il y a un écosystème qui a été construit, il n’est pas facile d’être très agile avec les productions agricoles qui ont des cycles de production très longs mais il faut se rendre à l'évidence et s’adapter.



Commentaire de stph

24/08/2019 08:59:31

TOUT A FAIT D ACCORD AVEC GAULOISE BRUNE : AIDER LES PARTICULIERS A INSTALLE DES CITERNES DE RECUP D EAU DE PLUIE !!!!!! EXCELLENTE IDEE QUI FONCTIONNE TRES BIEN !!!!



Commentaire de didier g

26/08/2019 07:47:02

nos anciens ont toujours pratiqués ainsi en preservant l eau quand elle est en abondance afin d en avoir quand elle manque.



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